L'expulsion du Prince marocain Moulay Hicham est une "violation des droits académiques", dénoncent des ONG

Publication: Mis à jour:
MOULAY HICHAM
Prince Moulay Hicham (R) cousin of Morocco's King Mohammed VI , is accompanied by his lawyer Abderrahim Berrada (L) as they leave the court in Casablanca, on September 17, 2012, after the postponement of the trial for defamation against against an MP. AFP PHOTO/ABDELHAK SENNA (Photo credit should read ABDELHAK SENNA/AFP/GettyImages) | ABDELHAK SENNA via Getty Images
Imprimer

Réagissant à l'expulsion, le 8 septembre, du chercheur marocain, le prince Moulay Hicham, cousin du roi du Maroc Mohammed VI, une dizaine d'associations tunisiennes ont publié un communiqué commun, le 13 septembre, pour dénoncer cette "mesure arbitraire contre les droits de l'Homme et les libertés académiques". En effet, le prince était venu en Tunisie pour donner une conférence sur "la transition politique tunisienne, et les défis de la consolidation de la démocratie".

Les associations signataires sont l'Association arabe des libertés académiques, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux, l'Association Beity, l'Association tunisienne pour la défense des valeurs universitaires, l'Association tunisienne des femmes démocrates, l'Association Lam Echaml, l'Association Vigilance pour la démocratie et l’Etat civique, le Centre de Tunis pour la liberté de la presse, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, Fédération générale de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique de l'UGTT, la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme et l'Organisation tunisienne contre la torture.

Pour les signataires, cette expulsion "est une nouvelle violation de la part du gouvernement tunisien des droits et des libertés garantis par la constitution tunisienne et particulièrement son article 31 et constitue également une infraction aux traités et engagements internationaux en la matière".

Ils mettent en garde contre le "danger représenté par l’absolutisme pour l’avenir de la région arabe" et craignent que l'expulsion "provienne de la volonté du gouvernement tunisien de complaire à certaines monarchies, et particulièrement celle du Maroc, irritées par l’appel de ce chercheur à suivre le modèle des monarchies constitutionnelles et à abandonner les pratiques des monarchies absolues qui ont eu recours pendant des siècles aux méthodes oppressives et tyranniques".

À noter que le parti politique “Al Qotb” avait également publié un communiqué pour fustiger l'expulsion de Moulay Hicham, appelant, comme ces ONG, les autorités tunisiennes à ouvrir une enquête judiciaire et parlementaire pour déterminer les dessous de cet incident.

LIRE AUSSI: Le prince Moulay Hicham s'exprime sur son expulsion dans une interview au site Nawaat

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.