Le conseil de l'ordre des médecins opposé aux pratiques de vente des médicaments anti-cancéreux

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HOSPITAL TUNISIA
AFP
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A la suite de l’arrestation d’un médecin soupçonné de recel de médicaments anticancéreux qui auraient été dérobés aux hôpitaux publics, le Conseil National de l’Ordre des Médecins exprime son refus catégorique de telles pratiques.

“Ces pratiques sont de nature à déconsidérer la profession”, dénonce le conseil dans un communiqué publié mercredi, et dans lequel il informe le grand public que la vente de médicaments par les médecins est interdite tout comme l’est l’orientation des patients vers pharmacies particulières.

Il rappelle que “tout compérage entre médecins et pharmaciens, auxiliaire médical et toute autre personne”, est interdit et est passible de sanctions disciplinaires.

La loi 91-21 relative à l’exercice et à l’organisation des professions de médecins stipule qu’il est interdit à une même personne d’exercer simultanément la médecine et la pharmacie et précise que l’exercice de la profession de médecin est incompatible avec celui d’une autre activité à caractère commercial.

Trois mandats de dépôt ont été émis à l’encontre d’un médecin et de deux agents de services hospitaliers, a annoncé Sofiene Selliti, porte-parole du tribunal de première instance de Tunis.

Ces trois individus sont impliqués dans une affaire de vol et de vente de médicaments contre le cancer appartenant à l’hôpital.

Le trafic de médicaments coûte à l'État 4 milliards de dinars, selon le Président de l'Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib. Des campagnes de lutte contre la corruption et du trafic de médicaments ont été lancées. Récemment, 22 suspects ont été interpellés dans le cadre d'une affaire de vol de médicaments dans une clinique affiliée à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).

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