Pour le directeur du festival Tanjazz, la polémique sur la venue de l'artiste israélienne Noam Vazana est "ridicule"

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NOAM VAZANA
Pour le directeur du Tanjazz, la polémique sur la venue de l'artiste israélienne Noam Vazana est "ridicule" | Capture d'écran/YouTube
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FESTIVAL - La venue à Tanger de l'artiste israélienne d'origine marocaine Noam Vazana ne plaît pas à tout le monde. Comme le rapporte Al Arabiya, certains Marocains craignent que sa présence au festival Tanjazz ne soit considérée comme "une normalisation" des liens entre le Maroc et Israël.

Sur les réseaux sociaux, des internautes ont appelé à l'annulation du concert, qui doit avoir lieu vendredi 15 septembre au soir dans la ville du Détroit, en duo avec la chanteuse maroco-hollandaise Teema.

Le militant Sion Assidon a ainsi fustigé l'organisation du festival sur Facebook, pour avoir invité "une soldate de l'armée de l'air israélienne qui dit dans une interview récente qu'il est important d'aller se produire à travers le monde pour donner une image positive d'Israël."

Ce concert vise pourtant à "construire des ponts" entre musique arabe et juive, indique la chanteuse Teema sur son site officiel.

Pour le président du festival, Philippe Lorin, interrogé ce mardi par le HuffPost Maroc, cette polémique est "ridicule". "Noam Vazana est Hollandaise, elle habite à Amsterdam. Ce n'est pas particulièrement une caractéristique du sionisme. Mais je ne veux même pas rentrer dans ce débat qui est ridicule", explique-t-il.

"Si les gens veulent venir boycotter le concert, qu'ils viennent faire le piquet devant Tanjazz, qui est supposé être un espace de paix et de quiétude. Ils en tireront les conséquences", prévient-il, précisant que c'est la troisième fois que la chanteuse se produit au festival. "Je ne vois pas pourquoi il y a tout ce battage cette fois-ci. Je ne veux pas polémiquer là-dessus".

Sur la plateforme Change.org, une pétition adressée au ministre de la Culture Mohamed Laâraj a été lancée, cette fois-ci en soutien à la chanteuse.

"Nous ne voulons plus de ce genre d'amalgames en 2017 qui est la cause principale de l'immigration massive des citoyens marocains israélites dans les années 50 et 60", écrit l'auteur de la pétition, rappelant que la constitution marocaine de 2011 "consacre la culture hébraïque au sein de notre identité nationale, et cela inclut bien évidemment la communauté marocaine en Israël".

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