Pour "La Force de l'Échec", son premier livre, l'athlète Hassan Baraka livre son incroyable parcours et ses leçons de vie

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HASSAN BARAKA
Hassan Baraka
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SPORT - Il peut arriver à tout le monde d’échouer en cours de route, même aux athlètes les plus accomplis. C'est le cas du sportif marocain Hassan Baraka. Mais si ce dernier avait jeté l'éponge face aux obstacles, il n'aurait sûrement pas pu faire le tour du monde à la nage entre 2013 et 2014, devenir le premier Marocain à réaliser le World Marathon Challenge ou encore fonder et diriger une entreprise, le tout avant de fêter ses 30 ans. Une leçon de vie qu'il a tenu à partager avec le public en publiant son premier livre, "La force de l'échec," paru aux éditions Afrique-Orient, et qui sera disponible dans les libraires début octobre.

"J’ai écrit ce livre pour démystifier le personnage Hassan Baraka", déclare l'athlète au HuffPost Maroc.  "Je ne suis pas ce super-héros qui rallie les cinq continents à la nage," ajoute-t-il. Le livre commence par un chapitre zéro, où l'aventurier raconte l'incident qui a changé sa vie: une fracture à l’épaule en 2009 qui a mis fin à sa carrière dans le rugby, sport qu’il pratiquait en première division espagnole. "Je pesais alors 96 kilos et c’était juste inenvisageable pour moi de courir un marathon", raconte l’athlète. Hassan Baraka raconte comment il s’est reconverti en s’ouvrant à d’autres disciplines, avec l'accomplissement sportif qui fait sa renommée aujourd’hui.

"J’avais un rêve depuis toujours, celui de réussir dans le sport," dit-il. "Ça n’a pas pu être au judo, au football ou au rugby. Mais j’ai continué à faire du sport parce qu’il fait découvrir à chacun de nous cette étincelle qui nous permet de nous dépasser."

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Au fil des pages, l’athlète raconte son histoire, en consacrant chaque chapitre à un de ses exploits, comme la traversée de Gibraltar et du Bosphore à la nage, ainsi que ses participations aux marathons et triathlons internationaux comme l’Iron Man ou le Swimrun, mais aussi en partageant quelques anecdotes ici et là pour plonger le lecteur dans chacune de ses aventures, notamment sa rencontre avec des loutres en Sibérie, et son réveil par des ronflements inhabituels au Pôle Sud (il faudra lire son livre pour en savoir plus, s'amuse l'auteur). De plus, l'athlète a tenu à simplifier le langage sportif pour permettre de s'adresser au plus grand nombre, des lecteurs à qui il tient d'abord à raconter son histoire.

Dans son livre, l’auteur ne se contente pas de narrer les événements, il essaie également d’expliquer les pensées qui traversent son esprit à chaque moment clé des challenges relevés. "C’est un livre qui reprend mes péripéties, mais révèle aussi ma façon de réfléchir et ma philosophie de vie", explique-t-il. À quoi pensait-il en nageant à la surface d'une eau de plus de mille mètres de profondeur? Ou lorsque sa traversée à la nage pouvait finir en un énième épisode des "Dents de la Mer", au moment où l’aileron d’un requin est soudainement apparu à l’horizon? C'est ce que le sportif aborde en narrant ses nombreuses aventures.

À cent pour cent

Hassan Baraka a pris le temps de décrire chaque étape de son parcours, offrant aux lecteurs l'occasion de revivre les moments les plus forts de sa carrière sportive, de ses exploits aux quatre coins du monde, à ses moments de faiblesse et de doute. "Toute personne qui me lit pourra se dire qu’en trois, quatre ou cinq ans, elle pourra réaliser ses objectifs comme je l’ai fait", dit-il, soulignant l’importance du travail et de la persévérance nécessaire pour réussir, peu importe son parcours. "Pendant mes années d’études en France, mes amis me surnommait "À cent pour cent", comme on prononcerait "Hassan pour cent" en français, parce que je me donne toujours à cent pour cent dans tout ce que je fais", se souvient-il.

Dans le dernier chapitre, Hassan Baraka insiste sur l'une des valeurs qui lui ont permis de rester motivé malgré les difficultés, celle de la capacité de souffrir, qu’il s’agisse d’une plaie béante ou d’un rejet de candidature. Et pour expliquer son raisonnement, il emprunte au patrimoine marocain un dicton populaire: "Qui veut du miel, doit supporter les piqûres d’abeilles". "Quand on a un objectif final, il faut évaluer la capacité de niveaux de souffrances physiques ou mentales que l’on est prêt à accepter pour l’atteindre", ajoute-t-il.

Même après avoir parcouru des milliers de kilomètres sur terre et à la nage, le nageur ne compte pas se la couler douce. Il s’est aujourd’hui fixé un nouveau défi aquatique: la traversée de La Manche à la nage, "l'Everest de la natation", comme il l'écrit sur Facebook.

Un nouveau défi sportif prévu pour début octobre, selon les conditions climatiques. "On ne traverse pas La Manche, c’est La Manche qui se laisse traverser", plaisante-t-il. Le départ est prévu de la ville anglaise de Folkestone pour arriver, quatorze heures plus tard, à Calais.

Une première présentation du livre a eu lieu le 7 septembre au siège social de Wafasalaf à Casablanca. D’autres présentations sont à venir dans différentes villes du Maroc, une fois la traversée de La Manche effectuée.

Bio express:
Originaire de Tétouan, Hassan Baraka a poursuivi ses études en Espagne où il a obtenu un bac+5 en Économie et Gestion d’entreprise à l’Université Complutense de Madrid. Il poursuit ensuite un mastère spécialisé en gestion des institutions et des activités sportives à la Toulouse Business School. En 2016, il effectue un cycle de séminaires formation exécutive en leadership à la Harvard Kennedy School aux États-Unis. Aujourd’hui il est à la tête de HB Sport, qu’il a créé en 2012, une agence d'événementiel et de conseil spécialisée dans le sport.

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