Tunisie: 16.000 avortements par année en moyenne et les causes sont diverses

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Pregnancy test. (Photo by: BSIP/UIG via Getty Images) | BSIP via Getty Images
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SOCIÉTÉ- 16.000 avortements par année en moyenne en Tunisie, a indiqué une récente étude de l’Office National de la Famille et de la Population (ONFP). Dans l'écrasante majorité des cas, il s'agit de femmes mariées (80%), pour le reste ce sont des femmes célibataires (20%).

L'ONFP a dévoilé par ailleurs que 13.000 avortements sont pratiqués dans les établissements publics. Les femmes victimes de viol constituent la première catégorie de celles qui ont recours à l'avortement. Le célibat de la femme est la deuxième cause d'avortement. La grossesse non-désirée ou non programmée est la troisième raison qui pousse la femme à avorter. Ce sont les chiffres des avortements déclarés et faits dans les établissements de santé sans compter ceux qui se font sans recourir aux médecins.

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À noter que l'avortement en Tunisie est aussi la résultante du manque d'éducation sexuelle, du moins pour les femmes célibataires. En effet, "42% des mères célibataires ne savaient pas qu'il y avait un moyen de contraception, 41% d'entre elles pensaient ne pas pouvoir tomber enceinte, d'autres disaient qu'elles n’utilisaient pas de moyens contraceptifs par gêne et peur pour leur réputation.
Le manque d'éducation sexuelle engendre des désastres", affirme Amel Bouchlaka, chercheuse au centre de santé de la reproduction qui a effectué une étude sur "Les grossesses et maternités hors mariage en Tunisie".

L'avortement est un droit âprement acquis depuis 1973, gratuit (dans les plannings familiaux) et se fait dans les établissements médicaux publics ou privés. Avant, pour avorter, les femmes avaient recours à des méthodes qui mettent en péril leur santé comme l'insertion de tiges et autres objets dans le vagin, les plantes, les bains chauds, les chutes auto-provoquées, etc.

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