Livres scolaires sans"bismillah", la fastidieuse polémique de la rentrée

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Daikha Dridi pour le HP
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L'année scolaire 2017-2018 vient tout juste de commencer et Nouria Benghabrit, ministre de l’Education nationale, doit déjà faire face à une nouvelle polémique. La formule religieuse “Bismillah Arrahman Arrahim” ( بسم الله الرحمان الرحيم) couramment appelée en arabe “al basmala” et qui a été supprimée des premières pages d’ouverture de certains livres du cycle primaire a fait réagir de la plus virulente des manières l’association des Oulémas algériens.

En effet, le président de l’association, Abderezzak Gessoum a rendu public un communiqué mardi 05 septembre et partagé sur Facebook, dans lequel l'association des Oulémas musulmans accuse Nouria Benghabrit de "nuire à l'identité" algérienne et “de porter atteinte a l’intégrité spirituelle de nos enfants" en supprimant la basmala des manuels scolaires, toutes matières comprises, du cycle primaire.

L'association, comme pour appuyer ses accusations, a tenu à rappeler dans le même document que la formule d’ouverture “Bismillah…” est ce par quoi s’ouvre la Constitution, "référence suprême de l'Etat", ainsi que la Déclaration du 1er novembre 1954, "référence révolutionnaire suprême" mais aussi, est-il indiqué dans le communiqué, “introduit les discours du président de la République”.

Abderezzak Gessoum s'est par la suite interrogé dans la même déclaration si le ministère des Affaires religieuses et son association ont été consultées avant une telle décision. Le président de cette association s'est également demandé quel serait le but derrière une telle manoeuvre, au moment où le secteur de l'Education connaît pourtant de plus graves problèmes/

Interrogée mardi à l'Assemblée nationale, la ministre de l'Education a affirmé que la décision de supprimer ou pas la “basmala” ne relevait pas de son secteur. Dans une video postée sur Youtube, ou la ministre est interrogée dans la confusion par une journalsite, Benghabrit explique, de manière pas toujours intelligible, que la présence ou non de cette formule religieuse est décidée par les concepteurs des manuels scolaires.

Elle poursuit ensuite en affirmant que “les manuels sur lesquels ne figure pas cette formule étaient juste des prototypes qui n'ont pas été publiés".

Mais alors, s'agit-il d'une (énième) fausse polémique ou la “basmala” a réellement été supprimée des manuels scolaires ? Cette formule figurait-elle déjà sur tous les anciens manuels ou cette pratique concernait juste certaines matières, dont celle de l'éducation islamique ?

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