Viande verte: L'ONSSA persiste et signe

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VIANDE VERTE
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ANALYSES - Après un premier communiqué censé mettre fin aux rumeurs qui ont circulé sur les causes de l'inquiétante coloration de la viande, constatée par plusieurs personnes au lendemain de l’Aid, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) en publie un second dans lequel il confirme ses explications et apporte plus de précisions.

Ainsi, selon l’Office, c’est bien le non-respect des conditions d’hygiène lors de l’abattage, du dépeçage et de la conservation qui sont responsables de la prolifération rapide de certaines bactéries, donnant ainsi sa couleur verdâtre à la viande contaminée. À cela s’ajoutent les facteurs climatologiques. De grosses températures et un niveau inhabituellement élevé de l’humidité ont en effet été enregistrés le 1er septembre.

Après des analyses effectuées sur des échantillons de viande contaminée, l’ONSSA a identifié des bactéries qui prolifèrent principalement dans l’appareil digestif du mouton: clostredies, pseudomonas, coliformes et staphylocoques. Ces bactéries profitent de l’arrêt du système immunitaire de la bête à son sacrifice pour proliférer, aidé en cela par les températures élevées, l’humidification de la carcasse ou encore le retard de congélation.

L’Office dément également dans sa communication les informations selon lesquelles des médicaments et éléments dopants, utilisés pour engraisser le cheptel, seraient derrière ces contaminations. L’ONSSA précise toutefois qu’à part l’année dernière (dans des proportions très réduites), c’est la première fois que de tels cas sont constatés.

Dans le détail, le département de Bentouhami a reçu 1.449 plaintes, dont 670 relatives à la coloration verte de la viande. 4.228 carcasses et 32.700 kg d’abats sont également parvenus à l’Office pour inspection. Après analyse, 8.522 kg de viande et 2.052 kg d’abats ont été détruits, car impropres à la consommation.

L'Office précise par ailleurs que de nouvelles mesures de préventions seront adoptées dès l'année prochaine afin de remédier à ce problème. Un programme de numérotation des cheptels ovins et caprins sera ainsi mis en place pour assurer la traçabilité, accompagné par ailleurs par le renforcement des visites de contrôle dans les fermes d'engraissement avec une application de sanctions sévères à tout contrevenant. Des campagnes de sensibilisation plus précises et axées sur les méthodes de préparation au sacrifice et à la conservation de la viande seront également au programme étant donné que l'Aid coïncidera avec la période estivale durant les 5 prochaines années.

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