M'jid El Guerrab démissionne de La République en Marche (mais garde son siège de député)

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POLITIQUE - Les jours de Mjid el Guerrab comme député sont-ils comptés? Le conseil d'administration de La République en marche n'a pas le pouvoir de le contraindre à partir mais la pression s'accentue sur le parlementaire, mis en examen pour violences aggravées avec arme suite à une altercation avec un responsable du PS.

Convoqué ce mardi 5 septembre dans l'après-midi par l'instance dirigeante du parti duquel il s'est mis en congés, l'élu des Français de l'étranger va devoir s'expliquer sur ces violences. En attendant, il a annoncé mardi en début d'après-midi à l'AFP qu'il avait présenté sa démission du parti La République en marche.

"Pour ne pas entraver le travail de la majorité parlementaire, et afin d'assurer ma défense de la manière la plus sereine possible, j'ai décidé de soumettre ma démission du mouvement La République en Marche aux membres du Conseil d'Administration", a déclaré le député de la 9e circonscription des Français de l'étranger dans un communiqué.

Il devrait siéger parmi les députés non-inscrits

Par conséquent, M'jid El Guerrab, qui avait annoncé vendredi qu'il se mettait en "congé" du parti et du groupe REM à l'Assemblée nationale, devrait siéger dans l'hémicycle parmi les députés non-inscrits.

De leur côté, les ténors de la majorité commençaient déjà à le lâcher et lui demandaient de quitter son poste. Lundi, c'est le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui lui conseillait de démissionner. Ce mardi, c'est le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, qui lui suggère de faire de même. "Si j'étais lui, je serais extrêmement mal, je m'en défendrais [devant] la justice et si la justice confirmait les faits tels qu'évoqués, tels qu'ils sont reprochés, je pense que je démissionnerais", a-t-il lancé sur France Inter.

Dimanche, Édouard Philippe avait gardé un peu plus de réserve bien que sur le fond, son message était le même. "S'agissant d'un député, vous avez un principe (séparation des pouvoirs, ndlr), c'est à lui qu'il appartiendra de tirer les conséquences de son acte", lançait le premier ministre.

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