Washington menace Pyongyang d'une "réponse militaire massive"

Publication: Mis à jour:
DONALD TRUMP
WASHINGTON, DC - SEPTEMBER 03: (AFP OUT) U.S. President Donald Trump departs St. John's Church on September 3, 2017 in Washington, DC. Earlier this week, Trump signed a proclamation to declare Sunday a National Day of Prayer for people affected by Hurricane Harvey. (Photo By Chris Kleponis - Pool/Getty Images) | Pool via Getty Images
Imprimer

Les Etats-Unis ont menacé dimanche la Corée du Nord d'une "réponse militaire massive" au cas où elle menacerait leur territoire ou celui de leurs alliés, à la suite du sixième essai nucléaire du régime de Pyongyang.

La Maison Blanche a indiqué, dans son compte rendu d'un entretien du président Donald Trump avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, que les Etats-Unis n'excluaient pas d'utiliser leurs capacités nucléaires en cas de menace nord-coréenne.

Peu après le test de l'engin nord-coréen, qui était selon Pyongyang une bombe à hydrogène ou bombe H, le président Trump a dénoncé une action "hostile", et le secrétaire américain à la Défense, le général Jim Mattis, est monté en première ligne.

Les Etats-Unis ont menacé dimanche la Corée du Nord d'une "réponse militaire massive" au cas où elle menacerait leur territoire ou celui de leurs alliés, à la suite du sixième essai nucléaire du régime de Pyongyang.

La Maison Blanche a indiqué, dans son compte rendu d'un entretien du président Donald Trump avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, que les Etats-Unis n'excluaient pas d'utiliser leurs capacités nucléaires en cas de menace nord-coréenne.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a déjà infligé en vain sept série de sanctions à la Corée du Nord pour la contraindre à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique, doit se réunir lundi en urgence.

Peu après le test de l'engin nord-coréen, qui était selon Pyongyang une bombe à hydrogène ou bombe H, le président Trump a dénoncé une action "hostile", et le secrétaire américain à la Défense, le général Jim Mattis, est monté en première ligne.

"Nous avons de nombreuses options militaires et le président voulait être informé sur chacune d'entre elles", a déclaré le secrétaire à la Défense à l'issue d'une réunion entre M. Trump et son équipe de sécurité nationale.

"Toute menace visant les Etats-Unis ou ses territoires, y compris Guam (dans le Pacifique, ndlr), ou ses alliés, fera l'objet d'une réponse militaire massive", a averti Jim Mattis, à côté duquel se tenait le général Joe Dunford, le chef d'état-major inter-armes.

Peu après le test de l'engin nord-coréen, qui était selon Pyongyang une bombe à hydrogène ou bombe H, le président Trump a dénoncé une action "hostile", et le secrétaire américain à la Défense, le général Jim Mattis, est monté en première ligne.

Depuis la Maison Blanche, Jim Mattis a adressé une mise en garde solennelle au régime de Kim Jong-Un, tout en l'appelant à entendre les injonctions de la communauté internationale.

"Nous avons de nombreuses options militaires et le président voulait être informé sur chacune d'entre elles", a déclaré le secrétaire à la Défense à l'issue d'une réunion entre M. Trump et son équipe de sécurité nationale.

"Toute menace visant les Etats-Unis ou ses territoires, y compris Guam (dans le Pacifique, ndlr), ou ses alliés, fera l'objet d'une réponse militaire massive", a averti Jim Mattis, à côté duquel se tenait le général Joe Dunford, le chef d'état-major inter-armes.

M. Mattis a cependant souligné que les Etat-Unis ne recherchaient pas "l'anéantissement total" de la Corée du Nord.

Capacités nucléaires

Quelques heures après l'avertissement lancé par le général Mattis, la Maison Blanche a mentionné, dans son compte rendu de l'entretien téléphonique intervenu entre MM. Trump et Abe après l'essai nord-coréen, que les Etats-Unis n'excluaient pas d'utiliser leurs forces nucléaires pour riposter à une éventuelle menace.

M. Mattis a cependant souligné que les Etat-Unis ne recherchaient pas "l'anéantissement total" de la Corée du Nord.

Capacités nucléaires

Quelques heures après l'avertissement lancé par le général Mattis, la Maison Blanche a mentionné, dans son compte rendu de l'entretien téléphonique intervenu entre MM. Trump et Abe après l'essai nord-coréen, que les Etats-Unis n'excluaient pas d'utiliser leurs forces nucléaires pour riposter à une éventuelle menace.

"Le président Trump a réaffirmé l'engagement des Etats-Unis à défendre notre patrie, nos territoires et nos alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons", selon le communiqué.

Le régime nord-coréen a publié dimanche, avant l'essai nucléaire, des photos montrant son dirigeant Kim Jong-Un en train d'inspecter un engin présenté comme une bombe H (bombe à hydrogène ou thermonucléaire) miniaturisée pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime.

Option militaire risquée

M. Trump, qui a dénoncé "des actions dangereuses pour les Etats-Unis", a laissé planer le doute sur ses intentions. A un journaliste qui lui demandait s'il envisageait une réponse militaire, le président américain a répondu: "Nous verrons".

"La Corée du Sud s'aperçoit, comme je le leur ai dit, que leur discours d'apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu'une chose!", a lancé M. Trump sur Twitter à l'intention de son homologue sud-coréen Moon Jae-In, partisan d'un dialogue avec le régime de Kim Jong-Un.

Les experts estiment que l'option militaire contre le régime de Kim Jong-Un est extrêmement risquée, car elle pourrait provoquer une réaction en chaîne et un grave conflit régional.

M. Trump, qui a dénoncé "des actions dangereuses pour les Etats-Unis", a laissé planer le doute sur ses intentions. A un journaliste qui lui demandait s'il envisageait une réponse militaire, le président américain a répondu: "Nous verrons".

"La Corée du Sud s'aperçoit, comme je le leur ai dit, que leur discours d'apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu'une chose!", a lancé M. Trump sur Twitter à l'intention de son homologue sud-coréen Moon Jae-In, partisan d'un dialogue avec le régime de Kim Jong-Un.

Les experts estiment que l'option militaire contre le régime de Kim Jong-Un est extrêmement risquée, car elle pourrait provoquer une réaction en chaîne et un grave conflit régional.

En réponse à l'essai nord-coréen, la Corée du Sud a mené lundi un exercice militaire impliquant des missiles balistiques, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

L'exercice a simulé une attaque sur le polygone d'essais nord-coréen, touchant "des cibles choisies dans la mer de l'Est" ou mer du Japon, a indiqué l'agence, citant l'état-major interarmes.

Un quotidien sud-coréen, le Donga Ilbo, a exhorté lundi les autorités de Séoul à se doter de l'arme atomique et à ne plus dépendre des Etats-Unis pour la sécurité du pays. "Au moment où des armes nucléaires sont agitées au-dessus de nos têtes, nous ne pouvons pas toujours dépendre du parapluie nucléaire et de la dissuasion américaine", a déclaré le journal dans un éditorial.

Cinq à six fois supérieure

Principal allié de Pyongyang, la Chine a "condamné vigoureusement" la nouvelle provocation nord-coréenne. Elle a également entrepris des contrôles de radiations nucléaires à sa frontière avec la Corée du Nord.

Pyongyang n'a jamais caché que ses programmes interdits avaient pour but de mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux capables de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Selon des spécialistes sud-coréens, la puissance du tir de dimanche était cinq à six fois supérieure à celle du précédent essai nord-coréen, effectué en septembre 2016 et qui était de 10 kilotonnes.

Quelle que soit la puissance de la déflagration, Jeffrey Lewis, du site armscontrolwonk.com, a estimé qu'il s'agissait bien d'une arme thermonucléaire, ce qui constitue un progrès notoire dans les programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Pour Koo Kab-Woo, spécialiste de la Corée du Nord à l'Université de Seoul, "la Corée du Nord continuera son programme d'armes nucléaires à moins que les Etats-Unis ne proposent des discussions".

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.