Une équipe d'archéologues tuniso-italienne retrouve une partie de la cité de Néapolis près de Nabeul

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NAPOLIS
Facebook/Institut National du Patrimoine
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Engloutie sous la mer il y a des siècles de cela à cause d'un séisme, la ville de Néapolis vient d'être redécouverte par une équipe tuniso-italienne, lors d'une prospection sous-marine à Nabeul.

L'Institut national du patrimoine tunisien (INP) et l'Université de Sassari-Oristano en Italie avaient entamé leurs recherches en 2010, près du rivage de Nabeul, où ils espéraient retrouver le port de Néapolis, la ville enfouie sous les eaux.

Mais ce qu'ils découvrent dépasse leur objectif. Les conditions météorologiques étaient favorables pour une exploration approfondie du large.

Et c'est vers la fin du mois d'août, en 2017, que les archéologues découvrent 20 hectares de rues, de monuments et une centaine de cuves servant à la production de "garum", cachés sous les algues.

"Une découverte majeure" qui vient confirmer les récits des historiens de l'antiquité, "Cette découverte nous a permis d’avoir la certitude que Néapolis était un grand centre de production de garum et de salaison, probablement le plus grand centre dans le monde romain", a déclaré à l'AFP Mounir Fantar, directeur de la mission archéologique.

Le garum, condiment à base de poisson dont les Romains raffolaient, était une source de fortune pour les notables de Néapolis. D'après le chercheur, cette denrée onéreuse était transportée "dans des amphores qui ont été exportées à travers presque toute la Méditerranée et ont dressé des ponts entre les différentes villes dans la région."

C'est au IV ème siècle que le tsunami avait eu lieu, un fait qui avait été rapporté par l'historien grec Ammien Marcellin (v.330-v.395). La ville aurait souffert d’un puissant séisme le 21 juillet 365 après J.-C, selon ce dernier, et qui avait également touché l'Alexandrie et la Crète, fait établi grâce à la récente découverte.

"Aujourd'hui, le plus important n'est pas de fouiller mais de conserver ces vestiges pour en faire une réserve archéologique pour les générations futures," a conclu Mounir Fantar.

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