Après le viol survenu dans un bus, les députés du PAM convoquent Abdelouafi Laftit

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MOHAMED ACHROUROU
pam.ma
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PARLEMENT - "Nous voulons tirer la sonnette d’alarme, faire le point sur l’échec du gouvernement à protéger la liberté des Marocains, hommes et femmes". Le président du groupe parlementaire du parti authenticité et modernité (PAM), Mohamed Achrourou, explique ainsi la décision de son équipe de saisir la commission parlementaire de l’Intérieur à la Chambre des représentants pour convoquer le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, à une réunion. À l’ordre du jour: faire le point sur l’affaire du viol survenu dans un bus à Casablanca et sur le décès de deux "femmes mulets" à Bab Sebta.

"Il est de notre devoir, au sein de l’opposition, et en tant que députés, de mettre en garde le gouvernement contre l’ampleur du fléau de la violence que subissent les femmes", tient à souligner le président du groupe parlementaire du PAM. Et d’estimer que la liberté, dans son sens le plus large, a connu "un recul". "C’est très grave: toutes les libertés individuelles sont menacées aujourd’hui plus qu’avant", s’indigne Mohamed Achrourou.

"Recul des libertés"

"Le recul" que constate le président du groupe des députés du PAM trouve son origine, selon lui, dans "l’incapacité du gouvernement à tenir ses promesses". "Tout de suite après la constitution de 2011, le gouvernement avait annoncé un programme dans lequel la moralisation de la vie publique et la lutte contre la violence à l’égard de la femme se sont érigés en priorités, mais rien n’est perceptible dans la réalité. Si le volet économique a évolué, le volet social n’a pas eu la même chance", estime-t-il.

Le temps est venu, pour ces députés de l’opposition, d’examiner les failles. "Le viol survenu dans un bus est la goutte qui a fait déborder le vase. Où allons-nous ainsi?", s’interroge Mohamed Achrourou.

De cette réunion attendue avec le ministre de l’Intérieur, les députés du PAM veulent une réponse, des explications. "En fait, l’ensemble du gouvernement est concerné par la recrudescence de la violence. Nous attendons que M. Laftit nous parle de la lutte contre ce genre d’incidents dans son volet sécuritaire", indique le président du groupe PAM à la Chambre des représentants.

Quant aux autres départements, le PAM se prépare à les saisir à travers les questions écrites et orales, mais aussi à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances. "Ce sera, pour nous, l’occasion d’interpeller les départements liés directement au problème", précise Achrourou.

La date de la réunion avec le ministre de l’Intérieur ne sera fixée que lorsque ce dernier y répondra. "Nous regrettons qu’une première demande (sur le décès de deux "femmes mulets") soit restée sans réponse. Nous espérons que cette deuxième fera suite à une réponse favorable d’autant que nous nous apprêtons à entamer la rentrée politique", espère Mohamed Achrourou.

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