Noureddine Bhiri: Ennahdha pour le maintien de Majdoub à la tête du ministère de l'Intérieur

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BHIRI
Tunisian justice minister and candidate for the post of prime minister, Noureddine Bhiri speaks to journalists as he arrives for a meeting at Ennahda ruling party's headquarters on February 21, 2013 in Tunis. Tunisia was scrambling to find a replacement prime minister and pull itself out of a major political crisis two days after Hamadi Jebali quit after failing to form a cabinet of technocrats. AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images) | FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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"On ne change pas une équipe qui gagne," a martelé le président du bloc parlementaire d'Ennahdha sur les ondes de Shems Fm. Réagissant à la polémique portant sur l'éventuelle démission du ministre de l'Intérieur. Bhiri a estimé que ce dernier a bien accompli sa mission et il ne voit pas de raison pour le changer lors du prochain remaniement.

Bhiri a noté qu'en tenant compte du bilan positif et des réussites initiées par les ministères de l'Intérieur et de la Défense en matière de lutte contre le terrorisme et la corruption, ces deux derniers devraient être exclus du remaniement.

Le dirigeant d'Ennahdha a estimé, par ailleurs, que le rendement de Zied Laadhahri à l’industrie et au commerce et Imed Hammami à la formation professionnelle et l’emploi était satisfaisant. Un constat qui, selon lui, laisse espérer qu'ils seront épargnés par ce remaniement. "Ils nous ont prouvé leurs compétences et il n'y a aucune raison de les évincer," a-t-il confié.

Bhiri a souligné, d'autre part, l'attachement de son parti à un remaniement partiel tout en précisant qu'en cas de consensus de la part de différentes parties signataires du pacte de Carthage sur un remaniement profond, son parti sera aussi d'accord. "Si tout le monde s’accorde autour d’un remaniement profond, Ennahdha sera aussi d’accord", a-t-il dit.

Le président du groupe parlementaire d’Ennahdha, Noureddine Bhiri a indiqué, également, que le dialogue est en cours entre son parti, Nidaa Tounes et le reste des partenaires dans la coalition au gouvernement au sujet du remaniement ministériel attendu après l'Aïd Al Adhha.

La décision finale sur cette question revient au chef du gouvernement Youssef Chahed, a-t-il cependant dit, en marge d’une réunion organisée par Ennahdha à Sfax pour la sélection de ses candidats à l’élection municipale dans la région.

La finalisation de la concertation et la composition de l’équipe gouvernementale relèvent des prérogatives de Youssef Chahed, a-t-il ajouté, précisant que le chef du gouvernement présentera ses propositions au parlement pour adoption au cours d’une séance plénière extraordinaire devant se tenir prochainement.

“Il est normal que les points de vues divergent sur cette question… Chaque partie a sa propre lecture de la réalité et de l’intérêt du pays”, a-t-il soutenu.

Sur les élections municipales, Noureddine Bhiri a évoqué la responsabilité des électeurs dans le bon choix de leurs représentants aux conseils municipaux, critiquant certaines parties “hostiles à la transition démocratique et mettant en doute la valeur de la révolution et de la Constitution de 2014”. Ceux-là mêmes, a-t-il ajouté, qui œuvrent à saper la confiance entre le peuple, les politiques et les institutions de l’Etat en provoquant des conflits inutiles suscitant la haine envers les acteurs politiques, les partis, les organisations et les institutions de l’Etat.

Il a rappelé, dans cet ordre d’idées, que plusieurs parties ont convenu de la date du 17 décembre pour l’organisation des élections municipales dont la centrale syndicale, soulignant la nécessité de respecter cette date.

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