Allemagne: Merkel défend sa politique à l'égard des réfugiés et de l'immigration (VIDÉO)

Publication: Mis à jour:
MERKEL
BERLIN, GERMANY - SEPTEMBER 03: A screen capture as seen from the Adlershof television studios were the live broadcast of the television debate between German Chancellor and Christian Democrat (CDU) Angela Merkel and her main opponent, German Social Democrat (SPD) and chancellor candidate Martin Schulz, on September 3, 2017 in Berlin, Germany. Germany will hold federal elections on September 24 and so far Merkel, who is seeking a fourth term, has a double-digit lead over Schulz. (Photo by Omer M | Omer Messinger via Getty Images
Imprimer

L'immigration est le sujet phare du seul débat télévisé entre Angela Merkel et son rival aux élections, le social-démocrate Martin Schulz, tenu ce dimanche 3 septembre 2017.

Si Merkel et Schulz ont tous deux déclaré que l'immigration ne posait pas de problème pour l'Allemagne, la chancelière allemande a toutefois indiqué que la crise des réfugiés de 2015 avait laissé à l'Allemagne la "tâche difficile" d'intégrer les nouveaux arrivés dans la société afin qu'ils trouvent leur place dans les établissements scolaires et sur le marché du travail.

Elle a souligné, par ailleurs, que l'arrivée des réfugiés en masse en Allemagne ne constitue pas une menace pour le pays, mais bien au contraire. Elle a noté que le pays a longtemps profité de la mondialisation qui a favorisé une explosion des échanges économiques. "Nous sommes les champions du monde des exportations,"a-t-elle martelé.

La chancelière allemande Angela Merkel a rejeté, d'autre part, une Allemagne, isolée des problèmes mondiaux touchant notamment la crise en Afrique et les conflits de Daech. Elle a expliqué qu'elle est consciente de la guerre en Syrie et de la crise économique et de la pauvreté en Afrique imposent une réaction de la part de l'Allemagne pour gérer ces problèmes et trouver une solution. "Mais cela ne signifie pas que tous ces gens vont venir en Allemagne," a-t-elle souligné.

"Nous avons appris durant ces deux dernières années à lutter contre les causes de la migration, à servir les pays nécessiteux à travers des aides au développement, et d'investir dans des solutions pour mettre fin à ces conflits, a-t-elle répliqué en ajoutant que la question des réfugiés et de la migration demeure une des principales préoccupations du gouvernement allemand pour les quatre années à venir.

La Tunisie, le Maroc et l'Algérie ne sont pas "des pays sûrs" pour l'Allemagne, voici pourquoi

Merkel a évoqué, d'autre part, le rejet de son projet de loi de classer les trois pays d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc) "pays sûrs"pour faciliter le rejet des demandes d'asile de leurs ressortissants est reporté faute de majorité. Elle a précisé que "Les Verts" y sont opposés". "A mon avis, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc sont des pays sûrs," a-t-elle confié en indiquant qu'en Afrique "beaucoup reste à faire, pays par pays". Elle a rappelé qu'un accord a été trouvé entre l'Allemagne et l'Egypte pour endiguer les flux migratoires en provenance des côtes égyptiennes et combattre les réseaux de passeurs.

Merkel domine

À trois semaines des élections, Angela Merkel dispose d’une confortable longueur d’avance dans les sondages. 53 % des personnes sondées par la chaîne publique ZDF après le débat ont indiqué qu’ils préfèreraient voter pour Angela Merkel. Avant le débat, son pourcentage était de 60 %. La chancelière sort néanmoins gagnante du débat, puisque 32 % des personnes interrogées ont estimé qu’elle avait été meilleure, contre 29 % pour Martin Schulz.

Un autre sondage, réalisé par ARD, confirme la mainmise d’Angela Merkel sur les questions liées à la politique étrangère, à l’immigration et au marché du travail.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.