Boris Faure compte porter plainte pour diffamation contre M'jid El Guerrab

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FAURE GUERRAB
Facebook capture/Assemblée nationale
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POLITIQUE - "Nous insistons sur le fait qu'il n'y a jamais eu la moindre insulte raciste à l'encontre de M. El Guerrab et encore moins de menaces de mort ni de harcèlement". La déclaration est celle de Patrick Klugman, l'avocat de Boris Faure, violemment agressé le 30 août dernier par le député LREM (La République en marche) M'jid El Guerrab. Sorti de l'hôpital samedi 2 septembre, Boris Faure compte porter plainte pour "diffamation" contre son agresseur présumé, ajoute Patrick Klugman.

Pour "rétablir l'honneur" de Boris Faure et "l'exactitude des faits devant la campagne calomnieuse et ignominieuse qui sert de défense à M. El Guerrab", poursuit Patrick Klugman, une conférence de presse s'est tenue aujourd'hui à son cabinet parisien en présence de l'épouse de Boris Faure. "La conférence de presse sera suivie du dépôt lundi de la constitution de partie civile (de Boris Faure) et dans la foulée d'une plainte pour diffamation et probablement d'une plainte pour dénonciation calomnieuse", a précisé l'avocat à l'AFP.

M'jid El Guerrab aurait asséné de violents coups de casque de scooter à Boris Faure, premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger. "Il m'a agressé verbalement et physiquement en me tordant le poignet devant témoin. Je n'ai pas réagi à ses menaces et ses insultes, avant qu'il ne pose la main sur moi (...) Je me suis légitimement senti agressé physiquement et je me suis défendu", déclarait M'jid El Guerrab au lendemain de l'agression. Le 1er septembre, M'jid El Guerrab précisait à l'AFP avoir réagi à des "insultes racistes", tandis qu'un témoin de la scène assurait au site du magazine Marianne avoir entendu l'insulte de "Sale arabe". Le député franco-marocain a par ailleurs évoqué des menaces de mort "voilà plusieurs mois".

Le député franco-marocain a été mis en examen ce samedi 2 septembre pour "violences volontaires avec arme". Élu en juin dernier lors des élections législatives françaises, il avait par ailleurs décidé de se mettre en congé du parti et du groupe parlementaire LREM à l'assemblée nationale française, selon un message publié sur sa page Facebook ce 1er septembre, "afin de permettre à l'enquête de se dérouler de la manière la plus sereine possible et de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé".

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