Le meilleur moyen de ne pas trop déprimer à la fin des vacances

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PSYCHOLOGIE - Vous êtes nombreux à sentir monter cette déprime post-vacances propre au mois de septembre. Vous vous recueillez religieusement sur vos photos de vacances et gardez précieusement le sable de plage au fond de vos poches? Vous poussez même le vice à laisser traîner votre serviette de plage dans votre chambre ? Et ce afin de retarder l'échéance de ce douloureux renoncement, ou de résister à la tentation de pleurer sur cette douce période de bonheur révolue? Arrêtez tout. Vous aggravez votre cas.

D'après Laura Fassio Peirolo psychologue clinicienne et Brigitte Lauvernay, psychologue psychothérapeute, la meilleure solution pour ne plus déprimer à la fin des vacances, c'est d'en faire le deuil, tout de suite, et d'aller de l'avant.

Les vacances, cet ex avec qui il faut prendre de la distance

"C'est comme pour une relation amoureuse, lorsque c'est fini, ça fait mal, mais il n'est pas sain de se raccrocher constamment aux souvenirs des bons moments passés en espérant revenir à cette période-là. Pour les vacances c'est pareil: il faut faire son deuil, mettre de côté les souvenirs et aller de l'avant", a expliqué au HuffPost Laura Fassio Peirolo. Parce que plus l'on s'attarde sur les joies du passé, moins l'on peut voir celles du moment présent.

Et il y en a, des joies, même à la rentrée. "Pour vivre au mieux la transition vacances/travail, il faut positiver et se rappeler qu'il y a d'autres petits plaisirs à venir. Vous allez retrouver vos amis, recommencer les déjeuners le jeudi avec votre collègue de bureau, reprendre les séances de sports... Tout n'est pas sombre au retour de vacances", nous rappelle Brigitte Lauvernay.

Ce renouveau que représente le mois de septembre est aussi une occasion de créer de nouveaux moments, de nouveaux projets qui nous feront tenir entre deux journées de travail. "On a tendance à penser que les vacances sont les seules périodes où l'on peut s'amuser, découvrir des choses et se détendre. Alors qu'on peut déjà passer de bons moments en période de travail, partir en week-end, faire des balades ou découvrir des expositions. Il ne faut pas tout miser sur l'été", conseille encore Brigitte Lauvernay.

En cas de persistance des symptômes: combattre le mal par le mal

Et si vraiment vous n'arrivez pas à sortir de cette déprime post-vacances, il reste aussi une solution efficace consistant à traiter le mal par le mal: planifier les prochaines vacances. Pas question de rester figé dans le passé donc, mais d'avancer, un peu plus loin cette fois-ci.

Il semblerait en effet que prévoir des vacances serait aussi bénéfique que partir en vacances. Des chercheurs des Pays-Bas ont publié un article en 2010 après avoir mesuré l'impact de nos vacances sur notre bonheur. Ainsi, 1530 Néerlandais ont été interrogés parmi lesquels 974 avaient pris des vacances pendant les 32 semaines que durait l'étude.

Selon les conclusions des chercheurs, la "dose" la plus importante de bonheur vient du simple fait de prévoir des vacances. Plus précisément, l'effet d'anticipation nous rendrait heureux pendant en moyenne huit semaines! En revanche, de retour de vacances, l'effet bénéfique de celles-ci s'estompe très rapidement.

"Les congés doivent être perçus comme une sorte de récompense après les efforts fournis pendant le travail. D'ailleurs, s'il n'y avait pas le boulot, les contraintes et les efforts, les vacances n'auraient pas la même saveur. Prévoir et préparer cette récompense peut aider. Attention toute fois à ne pas vivre seulement pour ça. Il faut profiter de l'instant présent", prévient Brigitte Lauvernay.

Exit donc les coquillages bien en évidence sur votre table de nuit et les brins de lavandes, cueillis dans le Lubéron, planqués dans votre tiroir de bureau. Certes, c'est la rentrée, mais le présent est là et au loin... Les prochaines vacances.

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