M'jid El Guerrab sort de son silence après avoir assené des coups de casque à un responsable PS

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MJID EL GUERRAB
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FRANCE - Au lendemain de son altercation avec le responsable socialiste Boris Faure, à qui il a assené de "violents coups de casque" selon le magazine Marianne qui rapportait l'information hier soir, M'jid El Guerrab a réagi dans un post Facebook. Dans ce texte, il affirme que le responsable socialiste l'a abordé à proximité de son domicile. "Hier après-midi, Boris Faure avait vraisemblablement, la volonté d’en découdre", écrit le député. "Il m'a agressé verbalement et physiquement en me tordant le poignet devant témoin. Je n'ai pas réagi à ses menaces et ses insultes, avant qu'il ne pose la main sur moi (...) Je me suis légitimement senti agressé physiquement et je me suis défendu".

"Je reconnais de surcroît m’être senti menacé en retrouvant Boris Faure à proximité du lieu où je réside avec ma femme et mes enfants", ajoute le député élu représentant la 9e circonscription des Français de l’étranger. Ce dernier ajoute que Boris Faure
serait allé jusqu'à le "menacer de (le) mettre à mort voilà plusieurs mois.

Avançant sa version des faits, M'jid El Guerrab a par ailleurs dit regretté d'avoir "cédé à la provocation": "Je condamne toutes les formes de violences qui ne sont jamais une réaction appropriée. Je regrette sincèrement d'avoir cédé à la provocation". Le député franco-marocain LREM (La République en Marche) a par ailleurs fait part de son intention de porter plainte contre Boris Faure "afin que cesse enfin le harcèlement et les agressions dont (il est) l’objet".

Boris Faure est pour sa part toujours aux soins intensifs, selon l'AFP, après avoir été opéré d'urgence et "reste sous surveillance".

Condamnation unanime

Le parti socialiste et LREM ont tous deux condamné le geste du député des français de la 9e circonscription. Dans un communiqué, le PS a "condamné avec la plus grande fermeté cette agression. Rien ne saurait justifier un tel déchaînement de violence."

"Si les circonstances de cette altercation doivent être encore précisées, aucun comportement ne saurait justifier des actes de violence", indique pour sa part, également par le biais d'un communiqué, le parti de M'jid El Guerrab, LREM.

Au sein des Républicains, c'est Erwnn Davoux, ancien candidat au siège de député occupé par M'jid El Guerrab, qui demande "la démission immédiate du député M'jid El Guerrab et son expulsion de la République en Marche, à titre conservatoire".

Conflit ouvert

Selon le journal Marianne, qui a révélé les faits, le responsable PS aurait au cours de l'altercation traité le député LREM de "sale arabe", citant des témoins. Des propos que semble confirmer M'jid El Guerrab à l'AFP, à qui le député précise avoir réagi à des "insultes racistes".

L'entourage de Boris Faure qualifie pour sa part ces accusations de "surréalistes", selon l'AFP. L'agence de presse précise par ailleurs que la famille de Boris Faure envisage de porter plainte contre M'jid El Guerrab.

Les deux hommes sont depuis plusieurs mois en conflit ouvert. En mai dernier Boris Faure avait notamment rédigé une tribune sévère sur sa page de blog Médiapart, accompagnée d'un titre des plus directs: "M'Jid El Guerrab, portrait d'un opportuniste ordinaire".

Boris Faure, comme le rappelle Marianne, avait dirigé pendant les élections législatives la campagne de Didier Le Bret, candidat au siège de député des français de la 9e circonscription, finalement remportée par le Franco-marocain M'jid El Guerrab. La campagne législative pour la convoitée 9e circonscription avait été marquée par une opposition traditionnelle de partis, mais également par un imbroglio général au sein d'En marche au Maroc.

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