Ils ont côtoyé la princesse Diana et vivent de ses secrets dans les médias depuis 20 ans

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PAUL BURRELL MARY ROBERTSON KEN WHARFE PATRICK
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PRINCESSE DIANA - Ils avaient tous leur histoire à raconter. Celle qu'ils croyaient être la vérité. A la mort de Lady Diana il y a vingt ans jour pour jour ce jeudi 31 août, de nombreuses personnes de son entourage ont pris la plume, témoigné à la télévision ou dans les journaux pour raconter qui elle était et livrer ses derniers secrets, si tant est qu'elle en ait eu encore.

Assistants personnels, proches de la famille royale ou amis, nombreux sont ceux qui ont pensé pouvoir rendre justice à la princesse de Galles après son décès en la dépeignant telle qu'ils l'avaient connue. Ils distillent, depuis ce tragique jour d'août 1997, des anecdotes étoffant toujours plus le portrait de Lady Di. De manière plus ou moins désintéressée.

Paul Burrell, le majordome star de télé-réalité

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Paul Burrell, ancien majordome et confident de Diana, dédicace des exemplaires de son livre, "A Royal Duty", à Skokie dans l'Illinois, en 2003.
Il est le plus médiatique mais aussi le plus polémique des proches de Diana. Paul Burrell, aujourd'hui âgé de 59 ans, a été le majordome de la princesse de 1987 à sa mort en 1997. C'est lui qui a récupéré ses habits ensanglantés après l'accident sous le pont de l'Alma, et qui l'a habillée pour ses funérailles. S'il se présente comme le "roc" de Diana, l'entourage de la princesse le décrit comme un opportuniste.

"Sa célébrité a grimpé comme le phœnix sortant des cendres de Diana", écrit le Telegraph à son sujet en 2002. Auteur de trois livres sur son expérience auprès de Diana, il a été accusé en 2008 de mentir aux autorités dans l'enquête criminelle sur la mort de la princesse, d'avoir volé pas moins de 310 vêtements de la famille royale, et été critiqué pour avoir recopié des lettres personnelles de Diana.

Depuis 2004, il participe à plusieurs émissions de télé-réalité comme "Je suis une célébrité, sortez-moi de là!" ou "Australian princess", qui transforme des jeunes femmes en princesses. En avril 2016, il est cité dans les "Panama Papers", une masse de documents à l'origine d'un retentissant scandale mondial d'évasion fiscale.

Debbie Frank, l'astrologue qui avait prédit quelque chose... mais pas sa mort

La référence est mise en avant sur le site internet de Debbie Frank: "Sa cliente la plus connue était la princesse Diana, et Debbie est entrée dans son cercle intime en 1989. Elle est restée une amie proche jusqu'à sa mort". Depuis l'accident du pont de l'Alma, l'astrologue s'exprime régulièrement dans les médias pour dissiper les rumeurs persistantes sur la vie de Diana, ou deviner qui elle aurait été si elle était encore en vie (elle aurait adoré Twitter, moins Instagram, et se serait passionnée pour la cause des migrants).

Ce 27 août, elle a raconté au Daily Mail avoir étudié les étoiles avec la princesse de Galles, qui s'intéressait à l'astrologie, quelques semaines avant le week-end fatal de Diana à Paris. Une éclipse était prévue ce week-end-là. Diana ayant toujours vécu des événements significatifs les jours d'éclipse, les deux femmes ont "pensé que cet alignement devait être un signe positif", explique Debbie Frank. Elle avoue n'avoir eu "aucune idée qu'elle allait mourir. Que ce soit clair: les astrologues ne peuvent pas prédire la mort", insiste-t-elle.

Patrick Jephson, le secrétaire particulier cafardeur

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La princesse Diana et son secrétaire particulier Patrick Jephson lors d'un concours d'équitation à Stamford, dans le Lincolnshire, en 1989.
En 2000, Patrick Jephson, secrétaire particulier de Diana de 1987 à 1996, lance une bombe que Buckingham Palace a tenté d'empêcher pendant deux ans: il publie "Shadows of a Princess", un livre dans lequel il dépeint une Lady Di capricieuse, manipulatrice et impitoyable avec son personnel. Il lui prête surtout des propos particulièrement violents sur cette "p***** de famille" royale, dans laquelle elle se sentait comme "au purgatoire".

Régulièrement présent dans les médias depuis, il justifiait encore sa vérité dans le Telegraph le 26 août, suggérant qu'une "campagne" avait été menée pour présenter Diana comme une femme "pathétique" avec des "troubles de la personnalité" et "incapable d'exercer le pouvoir royal", tandis qu'il l'a dépeinte comme une femme forte et capable de se défendre, ce qu'elle était selon lui. Mais le prince William a qualifié son livre "d'acte de trahison"... tout comme le majordome Paul Burrell.

Mary Clarke, la nounou qui se souvient de la petite Diana

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La princesse Diana à 10 ans, lors d'un été à Itchenor, dans le West Sussex.
Mary Clarke s'est occupée de Diana de ses 9 ans à ses 14 ans. Elle a été prévenue, dès son arrivée dans la maison familiale, que la jeune fille n'était pas facile à vivre. "Elle avait déjà enfermé une nounou dans la salle de bain et avait jeté les sous-vêtements d'une autre sur un toit", raconte Mary Clarke.

Diana correspondait régulièrement par lettres avec sa nounou, jusqu'à ses trente ans. "En lisant entre les lignes, on comprend que, même après six mois de mariage, leur union n'était pas ce qu'elle était censée être", commente Mary Clarke auprès du Daily Mail, au sujet du mariage entre Charles et Diana. En 2008, la nounou a vendu aux enchères quatre de ces lettres, adjugées à 21.000 livres (plus de 22.700 euros). Une trahison? "Et pourquoi pas vendre ces lettres? Je ne fais de mal à personne, et je ne ferais rien qui pourrait blesser Diana", assure la nounou.

Richard Kay, l'ami journaliste qui égrène ses infos

Le journaliste Richard Kay lors d'un voyage royal en Argentine, en 1995.
Richard Kay, journaliste au Daily Mail depuis 1980, est la cible de bon nombre de spéculations parmi ses collègues britanniques au début des années 1990. Comment dégote-t-il ces scoops sur la princesse de Galles, comme cette histoire selon laquelle elle a sauvé un sans-abri de la noyade? Qui est cette source "proche de la princesse" qui lui donne toutes ces informations?

La presse britannique ne tarde pas à le savoir. En 1994, le Sun publie des photos de Richard Kay rejoignant Diana dans sa voiture, alors qu'il s'était rendu avec sa propre voiture à leur rendez-vous. "Sa plus grande erreur", a-t-il reconnu près de dix ans plus tard, expliquant que la princesse, persuadée qu'elle était sur écoute, préférait répondre à son interview dans ces conditions. Il a distillé dans le Mail -à la première personne- les confidences de ses contacts privilégiés jusqu'en 2014, et continue aujourd'hui de parler de son amitié avec Diana.

Mary Robertson, celle qui a embauché Diana comme nounou

Mary Robertson raconte son histoire depuis les lendemains du drame de l'Alma. Cette mère de famille a embauché la jeune Diana, âgée de 18 ans, pour surveiller son fils. Le récit n'a pas changé depuis 20 ans: Diana s'est présentée comme une jeune femme normale sans parler de ses origines aristocratiques, elle était payée 5 dollars de l'heure, travaillait trois jours par semaine.

"Je suis tombée amoureuse d'elle. Elle était merveilleuse avec mon fils", dit-elle encore aujourd'hui, les larmes aux yeux. Devant les caméras, elle lit, des sanglots dans la voix, les lettres que la princesse lui envoyait, dont certaines témoignaient de son mal-être, d'après elle. Elle a décrit la Diana qu'elle connaissait, "heureuse, équilibrée et légèrement dodue", dans un livre publié en 1999.

Ken Wharfe, le garde du corps au récit contesté

La princesse Diana, Ken Wharfe (au milieu) et le prince Charles à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis en 1989.
Lui aussi a eu un accès privilégié à Diana. Ken Wharfe, garde du corps de la princesse de 1987 à 1993, a fait le récit de ses années près de Lady Di et de ses relations amoureuses tumultueuses, dans un livre publié en 2002 ("Des secrets sous protection rapprochée"). Il le publie quelques jours seulement après son départ à la retraite, ce qui lui permet d'éviter des sanctions de son employeur, la police, pour avoir rompu l'engagement de confidentialité entre la famille royale et leurs gardes.

Cinq de ses collègues ont sévèrement contredit ses propos, notamment auprès du Telegraph: "au mieux, disent-ils, il a embelli son rôle dans une série d'événements; au pire, il les a simplement inventés", résume le journal. Ken Wharfe s'est beaucoup épanché sur les histoires de cœur de Diana et sur ses sursauts d'humeur. Il de continue aujourd'hui de parler de Diana, notamment dans les colonnes du Daily Mail. Il publiera le 1er novembre un nouveau livre sur son travail auprès d'elle.

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