Dans les marchés d'Alger, les prix flambent toujours la veille de l'Aïd El Kebir

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Sabrina Khelil pour le HuffPost Algérie
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Curieusement, ce jeudi matin, dans les allées du marché ex-Clauzel (Alger-Centre), ce n'était pas la foule des grands jours. La faute sans doute, aux préparatifs de la fête l'Aïd El Kebir, qui sera célébrée demain 01 septembre en Algérie. 

Les retardataires, eux, doivent se confronter à la flambée des prix sur les étales. "C'est indécent ! Les courgettes sont à 300 Da le kilo, déplore Abdelghani au HuffPost Algérie. Habituellement ça tourne autour de 50 Da ... ". Même constat pour Nadia, venue compléter ses achats. "C'est trop! Tout a augmenté ! Un oeuf ici coûte 15 Da, vous vous rendez compte?".

Hassina avoue qu'elle devra faire l'impasse sur les concassés dont les prix s'envolent: comptez en moyenne 2.500 da le kilo de noix et jusqu'à 3.000 da le kilo de pistaches. "Si on en prend, c'est en plus, une fois qu'on a tout acheté. C'est un luxe !", glisse-t-elle

Courgettes, oeufs, mais aussi carottes ou navets, l'inflation est partout. Pour justifier cette explosion de prix, chaque commerçant y va de sa petite explication. L'un d'entre eux, installé dans la partie couverte du marché, la justifie par les nombreux incendies qui ont frappé les forêts et les terres agricoles cet été. "Beaucoup de récoltes ont été détruites, et comme la demande augmente à cette période, ça se répercute sur les prix". 

Mohamed* tient un stand de raisins à l'extérieur. 100 Da le kilo de sabel, 250 Da pour la même quantité en raisins noirs et jusqu'à 300 Da pour du muscat, c'est beaucoup et il le sait. "Tous les fruits ont augmenté par ici. A cette période, on manque de main-d'oeuvre. Les employés sont en congés ou rentrent dans leur famille pour faire la fête, alors on augmente. Mais ça redescendra après l'Aïd", promet-il. 

D'autres enfin préfèrent faire porter le chapeau aux grossistes. "Ce n'est pas de notre faute. Ils gonflent les prix car la demande est forte, alors pour avoir un peu de bénéfice on est contraints de faire la même chose", explique un vendeur de piments.

Les prix fixes se font rares mais ils existent. Qu'il s'agisse de la viande, des dattes, ou des herbes, vous ne devriez pas avoir de mauvaise surprise au moment de payer. Pour le reste, il faudra sans doute s'armer de patience jusqu'à la fin de l'été. 

clauzel

*: prénom d'emprunt

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