Les parents d'élèves déplorent des prix trop élevés à la veille de la rentrée scolaire

Publication: Mis à jour:
F
HuffPost Algérie
Imprimer

A une semaine de la rentrée scolaire, de nombreuses familles se dirigent vers les rayons remplis de cartables et de stylos de toutes les couleurs d'un magasin de fournitures scolaires de la capitale. Des magasins affichant des pancartes aux couleurs attrayantes mais qui offrent des prix qui sont loin de l'être pour les bourses des familles aux moyens limités.

Tenues de la première journée, articles scolaires et cartables, les dépenses s'accumulent en ce début de mois de septembre. Des dépenses qui ne font qu'augmenter d'une année à l'autre, fait remarquer Linda, mère de deux enfants venue faire ses achats. "Les prix ont carrément doublé. J'ai l'habitude d'acheter des crayons de couleur à 120 dinars, mais maintenant, ils sont à 240 dinars", précise-t-elle.

Pour cette mère de famille, les tarifs ne sont pas justifiés. "Les prix se sont envolés alors que la qualité est la même. On ne comprend pas", témoigne-t-elle.

Les prix des cartables ont également augmenté, variant entre 3000 et 8000 Da, atteignant tout de même 11.500 dinars chez certaines marques spécialisées. Des prix qui ne sont pas adaptés à toutes les bourses, suscitant l'incompréhension et la frustration chez les parents d'élèves.

Zohra, mère d'une élève qui rentre en 3e année secondaire, partage la même opinion que Linda: rien ne justifie les prix appliqués. "Un cahier de marque algérienne fait 220 dinars et ma fille a besoin de 10 cahiers pour toutes les matières. Rien que pour les cahiers, je vais devoir dépenser 2200 dinars. C'est inconcevable", se plaigne-t-elle.

Face à cette hausse de prix, les parents dépassés se retrouvent obligés d'abandonner leurs achats.

"J'ai trois enfants et je ne peux pas me permettre d'acheter des feutres et des crayons chaque année. Par conséquent, on préfère réutiliser les affaires de l'année dernière", explique Mohamed.

Les parents peuvent aussi choisir de faire des économies sur leurs achats en préférant des produits fabriqués en Algérie à ceux importés. Selon leur provenance, les prix changent et peuvent convenir aux différentes bourses.

Par exemple, un cahier "Made in Algeria" de 288 pages est vendu à 275 dinars, tandis que la version Maped est proposée à 335 dinars. Une marge conséquente qui peut faire la différence dans les portes-monnaies des Algériens.

cf

Autre "technique boursière" à la veille de la fête de l'Aid: investir dans une seule tenue vestimentaire afin de faire des économies. Une mère de famille ainsi qu'"avec l'Aid, nous avons beaucoup trop de dépenses à faire. On préfère donc acheter des vêtements qui seront utilisables pour deux occasions".

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.
Loading...