Une enquête de l'US Air Force sur une agression sexuelle dévoile l'existence d'une base militaire américaine en Tunisie

Publication: Mis à jour:
US AIR FORCE BASE
A U.S. Marine guides an MV-22B Osprey into position after the aircraft landed at Royal Australian Air Force Base Darwin, Australia on April 28, 2017. Picture taken on April 28, 2017. Courtesy Damion Hatch/U.S. Marine Corps/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. | Handout . / Reuters
Imprimer

Un officier supérieur de l'US Air Force sera démis de ses fonctions pour négligence et se présentera devant la cour martiale, après avoir été accusé de comportement non professionnel suite à une relation avec une aviatrice de 20 ans sa cadette, en plus d'une consommation excessive d'alcool. L'officier qui travaille, selon l'agence presse Reuters, dans une base américaine de drones située en Tunisie dirigeait la base comme une "sororité", ont indiqué les procureurs.

Le vétéran de l'armée de l'air américaine, marié et père, a plaidé coupable et sera licencié sans pouvoir toucher sa pension de retraite.

Le colonel Mark Milam, un juge militaire, a déclaré, vendredi 26 août 2017, Paquette coupable de négligence, mais n'a pas retenu les accusations de consommation d'alcool et d'agression sexuelle.

Les accusations contre Paquette datent de l'été dernier lorsqu'il était commandant du 722e escadron de la base aérienne expéditionnaire à Sidi Ahmed en Tunisie, dans le gouvernorat de Bizerte, qui est également une base utilisée par l'armée de l'air tunisienne.

Selon le site d'informations militaires américain Stars and Stripes, Paquette a été choisi pour diriger cet escadron, qui est présenté comme l'une des bases de drones américaine les plus secrètes d'Afrique.

Paquette supervisait alors la partie américaine de la base de Sidi Ahmed, qui est à peu près de la taille d'un terrain de football et compte environ 70 aviateurs et 20 contractuels, selon son témoignage au tribunal.

Toujours selon Stars and Stripes, les témoins décrivent Paquette comme quelqu'un de sympathique mais que son comportement avait commencé à dériver lorsqu'il a entrepris une relation avec une de ses aviatrices, alors qu'il était son mentor.

"J'aurais aimé pouvoir faire machine arrière et réparer mes erreurs. Je demande pardon à ma famille et à tous mes aviateurs" a-t-il déclaré devant le juge.

L'existence de cette base a déjà été dévoilé l'année dernière le journal américain Washington Post qui avait cité une source du gouvernement américain.

Ces drones non armés auraient commencé à survoler la Libye à partir de la fin du mois de juin 2016 et feraient partie de l'aide accordée par le ministère de la Défense américaine aux forces pro-gouvernementales libyennes dans leur combat pour déloger l'État Islamique de la ville de Syrte, avait affirmé la même source.

Une source anonyme du ministère de la Défense aurait alors nié ces informations affirmant que ces drones étaient utilisés par les forces militaires tunisiennes afin de surveiller la frontière tuniso-libyenne.

Dans une déclaration accordée à l'agence TAP en octobre 2016, le porte-parole du ministère de la Défense nationale, avait également nié les informations relayées par plusieurs médias sur des bases militaires américaines implantées en Tunisie en prévision de frappes contre des sites en Libye.

Lire aussi: Une source gouvernementale américaine confirme l'existence d'une base américaine en Tunisie, les autorités tunisiennes nient

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.