"Sur le chemin de la dignité–une journée à l'école en Tunisie", un documentaire sur les disparités régionales en matière d'éducation (VIDÉO)

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Éducation- Comme à chaque rentrée scolaire, les associations se mobilisent pour collecter les fournitures scolaires pour les enfants défavorisés, à l'instar de l'association "Solidarité Laïque" , qui, dans le cadre d'une action de sensibilisation sur la problématique de la disparité régionale en matière d'éducation, a réalisé un reportage intitulé "Sur le chemin de la dignité – une journée à l’école en Tunisie".

Un documentaire de 26 minutes qui retrace le quotidien de deux jeunes élèves, Ibtihel et Wissem. (bande d'annonce ci-dessous)

Le reportage donne la parole aux deux écoliers. Ibtihel, 11 ans, de Kasserine, vit dans une région qui manque de conditions les plus élémentaires de la vie, en l'occurrence, l'eau potable.
Pour en avoir, sa famille est obligée de s'en procurer dans un puit. La jeune fille ne désespère pas pour autant, son rêve est de devenir médecin "afin de guérir les pauvres", a-t-elle lancé.

Quant à Wissem, 13 ans, il est originaire de Dkhila, de la délégation de Tebourba. Dans sa petite ville, il n'y a aucun moyen de loisir pour les enfants, déplore-t-il. Mais l'enfant voit grand et espère devenir un célèbre producteur de musique.

Comme eux, beaucoup d'enfants tunisiens vivent le même calvaire.

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Une étude récente du think thank Joussour a révélé qu’un élève issu d’une faible catégorie sociale a cinq fois moins de chance d'accéder à des branches d'excellence qu’un élève d’une classe sociale élevée.

Cette constatation se traduit par les résultats du baccalauréat où les plus faibles taux de réussite sont généralement dans les régions intérieures. Ces régions enregistrent également un faible taux d’orientation vers les “branches d’excellence” tels que les branches médicales, l’ingénierie et les hautes études de commerce. “Moins de 6% des bacheliers issus des régions de Tataouine, Siliana et Gabès s’orientent vers ces branches d’excellence, contre plus de 15% des bacheliers issus des régions de Sfax, du Sahel, de Nabeul et du Grand Tunis.

Autre syndrome de la disparité régionale, l'abandon scolaire. Le gouvernorat de Kasserine est en tête du classement en matière d'abandon scolaire. Au niveau de l'école primaire, on comptabilise un taux d'abandon de 36,4%. Quant au niveau secondaire, c'est Kebili et Sidi Bouzid qui sont en haut du classement, avec respectivement 66,7% et 55,2%.

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