435 millions de dinars dépensés par les Tunisiens à l'occasion de l'Aïd al-Adha, selon l'Institut National de la Consommation

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Tarek Ben Jazia, directeur général de l'Institut National de la Consommation, a déclaré ce matin à l'antenne de la radio Express FM que les dépenses des Tunisiens à l'occasion de l'Aïd al-Adha sont en baisse par rapport à l'année dernière, ce qui peut être attribué à plusieurs raisons.

Les dépenses relatives à cette fête, et que Ben Jazia appelle le "business du mouton", ont ainsi atteint la somme de 435 millions de dinars en cette saison 2017.

Selon l'INC, la baisse des prix des moutons est principalement due à l'offre abondante en nombres de têtes qui a augmenté de 6% par rapport à 2016. Il explique que les besoins annuels sont estimés à 900.000 têtes alors que près d'un million 200 mille têtes sont disponibles.

D'autre part, il estime que la situation financière difficile des agriculteurs-éleveurs ainsi que la mauvaise saison agricole ont contraint les agriculteurs à proposer des prix plus abordables afin de couvrir leurs charges.

Par ailleurs, Ben Jazia affirme que la demande est elle aussi à la baisse probablement à cause des dépenses de la rentrée scolaire, les soldes ou encore la régression du pouvoir d'achat.

D'un autre coté, et dans une sorte d'étude du comportement du Tunisien face au choix de faire ou non le sacrifice, bon nombre de Tunisiens se sentent obligés de s'acheter un mouton, au risque de s'endetter ou recourir aux facilités de paiement. Ainsi, certains déclarent qu'ils font le sacrifice pour des raisons religieuses, tandis que d'autres le font pour satisfaire les enfants. Certains ont déclaré qu'ils le font seulement pour suivre les traditions tandis que chez d'autres, la viande est la seule motivation.

Quant au budget consacré, plus de la moitié des ménages Tunisiens (67%) dépensent entre 300 et 500 dt dans l'achat du mouton.

Ben Jazia a également appelé les consommateurs à se diriger vers les points de vente organisés qui offrent des garanties à l'acheteur. Le nombre limité de ces points de vente (12 seulement sur le Grand Tunis et 1 à 2 points de vente pour chaque gouvernorat) poussent la quasi-totalité des consommateurs à se rendre aux points de vente anarchiques qui n'offrent très souvent aucune garantie sanitaire. Ainsi, seulement 3,2% des Tunisiens achètent leurs moutons auprès des points de vente organisés.

Le directeur de l'INC a conclu son intervention par quelques conseils, appelant notamment les Tunisiens à consommer la viande avec modération, et à éviter de manger les parties carbonisées pour les grillades. Il conseille également de consommer des légumes, boire beaucoup d'eau et éviter les boissons gazeuses.

Dans le même contexte, l'Institut National de Nutrition et de Technologie Alimentaire a présenté quelques conseils et bonne pratiques concernant les précautions à prendre avant la consommation de la viande.

Parmi les mesures à appliquer, l'institut recommande de consommer la viande dans les deux heures qui suivent l'abattage avant la rigidité cadavérique sinon il vaut mieux reporter au lendemain minimum. La consommation des légumes aide, par ailleurs, à réduire la hausse du cholestérol suite à la consommation de la viande du mouton.

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