L'administration pénitentiaire de Oukacha nie que le journaliste détenu Hamid Mehdaoui serait atteint de gale

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HAMID EL MAHDAOUI
Badil.info
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DÉMENTI - L’Administration de la prison locale d'Ain Sebaa 1 (Oukacha) a démenti les allégations publiées par des sites d’information sur Hamid Mehdaoui, directeur et rédacteur en chef de Badil.info détenu depuis juillet, sur la base d’une lettre qui lui est attribuée, rapporte une dépêche de la MAP.

"Le détenu Hamid Mehdaoui, lors de sa présence dans cette prison, a bénéficié de plusieurs consultations auprès du médecin de l’établissement pénitentiaire et de soins nécessaires pour une faible allergie dont il souffrait, contrairement aux allégations contenues dans la lettre", indique un communiqué de la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) relayé par la dépêche. Un communiqué qui indique que l'allégation selon laquelle le journaliste détenu serait atteint de gale est "sans fondement".

"Le détenu a été présenté au médecin dentiste de l’établissement pénitentiaire, mais il a préféré son médecin traitant à Kénitra pour assurer son suivi", ajoute la même source, qui souligne que "l'administration de la prison locale d'Ain Sebaa 1 veille à la propreté des cellules et à celle des détenus qui reçoivent régulièrement différents produits à cet effet". S'agissant de Hamid Mehdaoui, ce dernier séjournait "dans une cellule individuelle disposant de toutes les conditions d’éclairage et d’aération", assure le communiqué.

Un tout autre son de cloche était relayé ces derniers jours par de nombreux sites d'information. AlYaoum24 et le site Febrayer.com, qui assure dans un article détenir une copie de la lettre, rapportent ainsi que Hamid Mehdaoui se serait vu par trois fois refusé l'accès à un dentiste, et n'aurait reçu par ailleurs aucune réponse à ses demandes stipulant souffrir d'une baisse de la vue et nécessiter des lunettes neuves. La même lettre évoque un état insalubre de la cellule et la présence de souris et de rats.

Arrêté le 20 juillet dernier à Al Hoceima, El Mahdaoui avait été condamné, cinq jours plus tard, à trois mois de prison ferme assortie d’une amende de 20.000 dirhams, pour "incitation d’individus à commettre des délits par des discours et des cris dans des lieux publics". Début août, au moment de comparaître devant le juge d’instruction à la cour d’appel de Casablanca, le journaliste détenu devait répondre d’une nouvelle accusation: "non révélation d’attentat contre la sûreté de l'État". Selon l’article 209 du code pénal, il risque pour ce délit une peine de deux à cinq ans de prison et une amende de 1.000 à 10.000 dirhams.

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