Entre 2006 et 2016, les transferts de fonds des Tunisiens vivant à l'étranger vers la Tunisie représente près de 5% du PIB

Publication: Mis à jour:
TUNISIA AIRPORT
ISTANBUL, TURKEY - MARCH 22: A man checks his tablet computer at the departures lounge as an airliner is seen parked at the apron in the background at Ataturk International Airport in Istanbul, Turkey on March 22, 2017. United Kingdom's flag carrier airline British Airways has started to implement a ban which had issued by British government on all direct flights from the airports in Turkey, Lebanon, Egypt, Saudi Arabia, Jordan and Tunisia. The British government's ban applies to any electronica | Berk Ozkan/Anadolu Agency/Getty Images
Imprimer

Entre 2006 et 2016, le volume des transferts des fonds par les Tunisiens résidant à l'étranger et leurs contributions en nature et en espèces est passé de 2010 millions de dinars à 3913 millions de dinars (dont plus de 70% de transferts monétaires), soit l'équivalent de 5% du PIB.

Ces transferts contribuent à hauteur de 20% de l'épargne nationale, selon des chiffres présentés lors d'une rencontre interrégionale organisée dans la ville de Tabarka (Jendouba) sur la contribution des Tunisiens établis à l'étranger au développement et à l'impulsion de l'économie nationale.

Les transferts effectués par les Tunisiens à l'étranger ont joué un rôle important dans la régulation de la balance des paiements, en résorbant environ 37% du déficit de la balance commerciale, indiquent les participants à la rencontre.

Selon l'Institut national de la statistique, le pourcentage des Tunisiens à l'étranger a été estimé à 11,3% de l'ensemble de la population en 2014.

Au cours des dernières années la communauté tunisienne à l'étranger a connu des changements qualitatifs et quantitatifs. Les Tunisiens optent de plus en plus pour les Pays Du Golfe, suivis du Canada et des Etats Unis d'Amérique. Avant leur première destination était l'Europe.

À noter aussi que la composition démographique des Tunisiens résidant à l'étranger a changé. Elle compte de plus en plus de jeunes diplômés des universités, de chercheurs et d'hommes d'affaires.

Le nombre des compétences scientifiques qui ont quitté le pays ou ce qui s'apparente à la "fuite des cerveaux" s'élève à 94000, soit 9,4% de la population, selon les statistiques de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Les mêmes rapports soulignent toutefois que l'investissement dans le développement demeure très faible par rapport au volume important des transferts et ne dépasse pas les 3%.

Les transferts des Tunisiens à l'étranger sont, plutôt réservés à la consommation ou au petits projets informels, bien loin des secteurs productifs et générateurs de postes d'emploi, révèlent les mêmes études.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.