UGTT- Noureddine Tabboubi : "Nous ferons pression sur le gouvernement pour sauver les entreprises publiques menacées de faillite"

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FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) “exercera des pressions positives sur le gouvernement pour trouver les solutions permettant de sauver les entreprises publiques menacées de faillite”, c'est ce qu'a annoncé son secrétaire général Noureddine Tabboubi.

“Il n’est pas question de céder les entreprises publiques aux privés, quels que soient les problèmes financiers qu’elles rencontrent”, a-t-il lancé lors d’une visite au siège de la Société Nationale de Cellulose et de Papier Alfa à Kasserine, dont l’usine connait de sérieuses difficultés dues principalement à l’accumulation des dettes et à la désuétude des équipements.

Les entreprises publiques au centre de ses préoccupations

La commission administrative de l’UGTT se réunira prochainement pour examiner la situation générale dans le pays et celle des entreprises publiques en particulier “et prendra par la suite les décisions et mesures nécessaires”, a encore souligné le patron de la centrale syndicale.

Noureddine Tabboubi a par ailleurs visité l’hôpital régional de Kasserine où le scanner acheté dans le cadre d’un marché public est, selon plusieurs plaintes, constamment en panne. Il a dans ce sens appelé le cadre médical concerné à ouvrir une enquête immédiate sur le dossier des marchés.

Il a également remis à l’hôpital local de la délégation de Méjel BelAbbès un lot de médicaments et de vaccins contre l’hépatite d’une valeur globale de 35 millions de dinars accordés à l’initiative du syndicat général de l’enseignement secondaire dans l’objectif de contribuer à la lutte contre ce virus qui a touché des élèves de la région au cours de l’année scolaire écoulée.

L'accord d'El Kamour sera mis en oeuvre après le 15 septembre

Le Secrétaire Général de l'UGTT a déclaré, d'autre part, que l’accord conclu entre le gouvernement et les sitinneurs d’El Kamour sera mis en œuvre après le 15 septembre prochain.

Dans une déclaration au correspondant de l’agence TAP, en marge de le commémoration du 1er anniversaire du décès de l’ex secrétaire général de l’Union Régionale du Travail de Tataouine, Kamel Abdeltif, Taboubi a estimé que la situation que rencontrent les compagnies pétrolières est “difficile” surtout après la fermeture des vannes de pétrole à Douz et à El Faouar (gouvernorat de Kébili).

Le responsable syndical s’est dit opposé à la fermeture de ces stations de pompage, précisant que la pression sur le gouvernement peut s’exercer de multiples façons.

“L’arrêt de la production ne profite à personne”, a-t-il encore insisté, soulignant que cela a poussé la Tunisie à importer l’énergie de l’extérieur et entrainé l’augmentation du prix du pétrole et du taux d’inflation (de 4.8 à 5.6%).

Taboubi a fait savoir qu’il avait appelé les compagnies pétrolières à poursuivre leurs activités afin de contribuer à l’amélioration de la situation socioéconomique des régions dans lesquelles elles sont installées.

A cet égard, il a exhorté le gouvernement à assurer un climat d’investissement favorable dans les régions marginalisées. Conclu le 16 juin dernier, l’accord d’El Kamour prévoit la levée du sit-in et la satisfaction des revendications des protestataires.

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