Remaniement ministériel: Partiel ou complet, des technocrates ou des politiciens ... les dés ne sont pas encore jetés

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Rumeurs et supputations s'intensifient sur le remaniement ministériel attendu depuis des mois et qui pourrait intervenir d'ici quelques semaines. Un rendez-vous prévu après l’Aïd Al Adha, selon plusieurs médias.

Tractations en coulisse

Les tractations entre le président de la République et le Chef du gouvernement ont, déjà, été lancés pour moduler le nouveau gouvernement et le compte à rebours a commencé, suivi de recommandations des partis et des organisations influentes du pays. Certains optent pour un remaniement ministériel partiel tandis que d'autres préfèrent plutôt un remaniement complet.

Partiel ou complet? Bras de fer entre Ennahdha et Nidaa

Pour les deux grands partis au pouvoir, à savoir Nidaa Tounes et Ennahdha, les avis divergent. Le premier appelle à un remaniement en profondeur et une restructuration du gouvernement qui tiendrait compte de son poids réel en tant que premier parti issu des élections législatives d’octobre 2014 avec 86 députés, bien qu’il n’en compte plus qu’une soixantaine actuellement. Le second quant à lui, il ne voit pas l’intérêt d’un large remaniement mais tient à garder sa mainmise sur les ministères à caractère économique et ne veut pas qu’on touche à ses ministres.

Cette position est également défendue par le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi qui a appelé à un remaniement ministériel partiel mais également à une restructuration de l'équipe gouvernementale. Pour lui, l'UGTT n'a pas "de ministres à placer, ni gouverneurs, ni aucun autre poste". "Tout ce qui nous intéresse, c'est de mettre en place des critères objectifs (...) pour choisir l'homme idéal ou la femme idéale au bon poste" a-t-il demandé dans une interview datant du juin dernier.

Pour l'UTICA, la compétence prime

Quant à l'UTICA, elle a appelé, dans un communiqué rendu public ce vendredi 25 août 2017, à privilégier les compétences dans l’attribution des portefeuilles ministériels. Une condition primordiale pouvant faire gagner la Tunisie beaucoup du temps. "Ces personnalités doivent être des connaisseurs des dossiers dont ils auront la charge pour ne pas perdre encore plus de temps et pour réaliser un minimum de stabilité", souligne la centrale patronale. Cette dernière indique que sa position émane de son intention à défendre l'intérêt supérieur du pays, et ce en évitant les tiraillements politiques et la logique des quotas.

Foire à la spéculation

Le remaniement, selon certaines sources ne va pas toucher un grands nombre de départements, cinq ou six dont les trois ministères vacants. Des bruits de couloirs laissent entendre que Hatem Ben Salem, l'actuel directeur général de l'Institut Tunisien des Etudes Stratégiques, ferait son entrée au gouvernement à la tête du ministère de l’Education, Ridha Chalghoum, conseiller économique du président Béji Caïd Essebsi, ou Habiba Louati, ancienne Directrice générale des études et législation fiscale au ministère des Finances, et placeraient Aziza Htira au commerce. Des noms comme Sarra Rejeb, l’ancienne PDG de Tunisair, et actuelle patronne des chemins de fer, ou Mohsen Hssan, ancien ministre du Commerce, ont été par ailleurs évoqués par plusieurs médias. Les ministres des Transports Anis Ghédira et de la Jeunesse et des sports Majdouline Cherni dont le rendement est jugé insuffisant pourraient être évincés.

Selon le quotidien le Maghreb qui dit tirer ses informations de sources fiables, deux départs sont certains ceux du ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub qui aurait demandé à être déchargé de ses fonctions et Héla Cheikhrouhou dont le département des mines, de l’énergie et des énergies renouvelables rejoindrait l’industrie puisque l'actuel ministère de l'Industrie et du commerce que dirige Zied Ladhari serait scindé en deux.

Plusieurs noms reviennent en boucle sur la future composition du gouvernement, mais rien n'est encore officiel. Selon Business News, aucune liste n'a été préparée pour le moment et plusieurs des noms cités ne sont pas au courant et n'ont pas été consultés par la Kasbah.

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