Agression sexuelle dans un bus de Casablanca: La classe politique peine à réagir

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SAAD EDDINE EL OTHMANI
PJD/Facebook
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CLASSE POLITIQUE - Alors que l’affaire suscite l’indignation totale, tant au niveau national qu’international, la classe politique marocaine est restée, dans sa majorité, étrangement silencieuse sur l’agression sexuelle subie par une jeune fille à bord d’un bus à Casablanca.

Côté majorité, seuls deux partis ont réagi au drame. Le PJD, à travers la déclaration de Saâdeddine El Othmani lors du Conseil du gouvernement du 24 août et le PPS, qui s’est fendu d’un communiqué sur son site Internet.

Pour le Chef du gouvernement, il était plus question de "remerciements" adressés à l’opinion publique pour "sa réaction forte et indignée" et de "félicitations" aux forces de l’ordre pour "leur réactivité et professionnalisme" que de dénonciation. Il a toutefois annoncé le lancement d’une "réflexion pour l’élaboration d’une stratégie visant à prévenir de tels actes".

Chez la formation de Nabil Benabdellah, la condamnation est un peu plus vigoureuse. Le bureau du parti politique rejette en effet "toute justification à ce crime odieux" et revient sur "la nécessité de fournir la protection et les soins nécessaires à la victime". Le parti s’est également déclaré "préoccupé par la recrudescence de la violence sous toutes ses formes" et appelle à l’élaboration de textes de loi pour y remédier à travers "une approche participative incluant les associations féminines et les organismes de défenses de droit de l’Homme".

Le RNI d’Akhannouch, l’Union constitutionnelle de Sajid, le Mouvement populaire de Laenser et l’USFP de Lachgar n’ont, quant à eux, pas pipé un mot sur l’affaire. Silence radio également du côté de l’opposition. Le PAM, empêtré dans la guerre de succession, n’a pas réagi. Pas plus que ne l’a fait le parti de l’Istiqlal de Chabat.

Absence de réaction également au sein de la Fédération de la gauche démocratique (FGD). Généralement prompte à dénoncer les travers politiques et sociaux (dernier exemple en date: le déracinement d'arbres à Rabat), la formation de Nabila Mounib et Omar Balafrej ne s’est toujours pas fait entendre.

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