La fédération tunisienne de pétrole et de produits chimiques tire la sonnette d'alarme: "On est passé de 46.000 barils par jour il y a de cela 5 mois à 22.000"

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La situation du secteur pétrolier laisse dubitatif Hasnaoui Smiri, le secrétaire général de la fédération tunisienne de pétrole et de produits chimiques.

Intervenant sur la radio Mosaïque Fm, il a affirmé qu'une réunion de la commission sectorielle allait se réunir aujourd'hui pour discuter de deux problèmes majeurs.

Le premier concerne "la situation des entreprises pétrolières au Sahara et à Kébili": "On est passé de 46.000 barils par jour il y 'a de cela 5 mois à 22.000. On a largement franchi la ligne rouge" a alerté Hasnaoui Smiri.

"Il faut savoir que dans le secteur pétrolier, une grande partie des entreprises veulent quitter le pays, ce qui est très dangereux" rappelle-t-il ajoutant que "le pays est actuellement en situation de crise et que si cela continue, d'ici 4 mois on produira seulement 10.000 barils par jour".

La deuxième source d'angoisses note Smiri est "la situation de la Société Tunisienne des industries de pneumatiques (STIP) à Mskaen et Menzel Bourguiba".

Selon Smiri, la situation des travailleurs y est préoccupante: "Cela fait 3 mois qu'ils sont sans salaires" a-t-il noté.

Les employés de la STIP ont observé le 27 juillet dernier un sit-in devant le siège de l'UGTT mais également devant le ministère de l'Industrie et du commerce, réclamant leurs salaires.

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