Les banques ne feront plus des saisies à l'encontre des micro-entreprises défaillantes

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Les procédures de saisie, entamées par les instances bancaires à l’encontre des micro-entreprises défectueuses seront arrêtées. Des instructions ont été données pour que les instances chargées de leur financement abandonne les procédures entamées contre ces entreprises en grades difficultés.

Dans cette optique, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali a appelé depuis Guelma, où il était en visite de travail ce 22 août, les directeurs de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), ceux de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) à prendre attache avec les instances bancaires locales pour l’arrêt de toute procédure de saisie", soulignant que sur le plan central, ses services coordonneront avec ceux du ministère des Finances pour l’arrêt de la procédure.

Il a, à ce propos, affirmé que "l’Etat poursuivra son appui aux micro-entreprises" attestant que cet appui était "un choix irréversible".

M. Zemali a également souligné que son département oeuvrera à suivre, sur le terrain, "l’application effective de la décision du gouvernement de consacrer 20% des projets pour les micro-entreprises créées dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi et de réserver pour les mêmes entités les projets de la sous-traitance".

Le ministre a, dans ce contexte, rassuré les jeunes entrepreneurs soulignant qu’en coordination avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, "une correspondance sera adressée aux walis pour respecter et veiller à l’application de la décision du gouvernement".

M. Zemali a également indiqué qu’une cellule a été créée au niveau du cabinet de son département, chargée "de suivre au quotidien les préoccupations des jeunes entrepreneurs", soulignant que les petites entreprises étaient "le noyau d’une économie diversifiée hors hydrocarbures".

En chiffre, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale a précisé qu’entre 2010 et 2016, 375 000 petites entreprises, devant générer 80 000 postes d’emploi, ont été créées.

Appelant les jeunes adhérents à la FNJE qui totalise 22 000 adhérents et 78 000 demandes d’adhésion, à "poursuivre le combat pour le développement", le ministre a encouragé les jeunes, propriétaires de petites entreprises à créer "un réseau pour l’échange des expériences, et des partenariats dans le domaine du marketing’’.

Le Gouvernement accorde ainsi une nouvelle chance aux micro entreprises défaillantes mais est ce à dire que ces dernières pourront redresser la barre? Rien n'est moins sur.

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