L'unité d'urgence médico-légale de l'hôpital Charles Nicolle a recensé 800 cas d'agressions sexuelles depuis avril 2016

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Une unité d'urgence médico-légale "Injed" ("sauvetage" en français) a été créée à l'hôpital Charles Nicolle à Tunis depuis avril 2016. En une année, 800 cas d'agressions sexuelles ont été recensés, a annoncé Moncef Hamdoun, chef du service de la médecine légale à l'hôpital Charles Nicolle sur les ondes de Mosaïque Fm.

"Les deux tiers concernent des agressions sexuelles, un tiers relève des cas de fugues de mineures où les parents sollicitent l'unité pour s'assurer qu'il n'y a pas eu d'agressions. Près de 70% des cas, il s'agit de mineurs et 80% sont des filles", a-t-il précisé.

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Moncef Hamdoun explique que cette unité reçoit toutes les personnes qui ont besoin d'une assistance médicale et psychologique, même celles qui n'ont pas porté plainte, ce qui n'était pas le cas avant, a-t-il révélé.

Pourquoi cette unité n'a pas été lancée avant? "J'avais en tête cette idée d'unité spéciale mais on manquait de moyens pour la mettre en place", a expliqué chef de service de la médecine légale. D'ailleurs pour combler l'absence de moyens concernant l'aspect social de la prise en charge par exemple, le service sollicite l'aide de la société civile. Cette dernière fera partie d'une cellule spécialisée pour l'accompagnement social et psychologique des victimes qui se formera bientôt, a annoncé Moncef Hamdoun.

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