Youssef Chahed approuve la démission de Fadhel Abdelkefi (qui continuera jusqu'au prochain remaniement)

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Dans une déclaration accordée à la presse, le chef du gouvernement a affirmé avoir accepté la démission du ministre de l'Investissement, du développement et de la coopération internationale et ministre des Finances par intérim Fadhel Abdelkefi.

"Après avoir accepté cette démission, je lui ai demandé de continuer la gestion des affaires courantes jusqu'à ce qu'il y ait de nouvelles nominations" a Youssef Chahed.

Le remerciant du travail accompli, Youssef Chahed affirme que Fadhel Abdelkefi était un exemple "de compétence et je respecte sa décision de faire face à la justice en dehors de son poste au gouvernement, et telles sont les traditions que nous souhaitons mettre en place pour la seconde République". "Fadhel Abdelkefi reste une grande compétence de la Tunisie" a-t-il conclu.

Invité sur les ondes de la radio Mosaïque Fm, plus tôt dans la journée, Fadhel Abdelkefi avait annoncé avoir présenté sa démission à Youssef Chahed des deux ministères qu'il occupait.

En cause, une plainte déposée par la Douane à son encontre comme le relate le journal Achourouk dans son édition du mardi 15 août 2017 qui avait publié un article annonçant le fait qu'une peine de prison venait d’être prononcée par contumace à l’encontre d'Abdelkefi.

Le journal a précisé qu'il a été également condamné à une amende de 1,8 million de dinars et ce dans le cadre d’une affaire intentée à son encontre par la douane tunisienne en 2013.

Achourouk a révélé que la société de Fadhel Abdelkefi à savoir Tunisie Valeurs avait ouvert une filiale au Maroc. Afin de pouvoir exporter des sommes d’argent en devise vers le Maroc, la société en question a vendu des sites électroniques et des logiciels de programmation d’une valeur de 1,5 millions de Dirhams marocains soit 250 mille dinars tunisiens. Toutefois, la somme restante ne serait pas retournée vers le pays conformément à la loi de change indique le journal.

Le même journal a affirmé que la somme restante avait été utilisée pour l’augmentation du capital de la nouvelle filiale de la société au Maroc à travers l’intégration des dettes commerciales.

Lors d'une conférence de presse tenue le jour même, le ministre a nié toute implication dans des affaires de corruption en manifestant son intention d'éviter tout reproche éventuel de conflit d'intérêt avec l'État. Il avait indiqué qu’il ne quittera pas son poste tant que le budget de l’État pour l’exercice 2018 est en cours de préparation.

Le ministre a, toutefois, fait appel, le 10 août courant, du verdict émis par la justice à son encontre en 2014 et qui le condamnait à la prison et à payer 1.8 million de dinars.

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