Face aux pressions, Fadhel Abdelkefi claquera-t-il la porte?

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FADHEL ABDELKEFI
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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L'affaire des devises de Tunisie Valeurs a refait surface depuis quelques jours. Même si elle remonte à plusieurs années en arrière, cette affaire continue de faire des vagues. Il y a deux jours, le ministre de l'Investissement, du développement et de la coopération internationale et ministre des Finances par intérim Fadhel Abdelkefi, auparavant gérant de la société, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a donné quelques éclaircissements sur cette affaire. Et pourtant, cela n'a pas suffi pour mettre fin aux rumeurs et clôturer l'affaire.

Invité sur les ondes de Cap Fm, le directeur général de la société d’intermédiation en bourse Tunisie Valeurs, Walid Saïbi, a indiqué que l'opération financière en question a été régularisée en 2014 sur demande de l'institution douanière et de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il a noté que cette opération dont Fadhel Abdelkefi est accusé de malversation, est courante chez beaucoup d’hommes d’affaires et investisseurs tunisiens. Il a expliqué que cette dernière nécessite beaucoup de paperasses. "Et, il arrive qu’un formulaire soit manquant, et toute l'opération serait illégale et on bascule dans les interprétations" a-t-il dit.

Saïbi a souligné qu'actuellement tout est en règle. "Nous disposons des correspondances envoyées aux autorités qui prouvent la véracité de cette régularisation" a-t-il précisé.

Démission imminente de Fadhel Abdelkefi?

D'après plusieurs sources concordantes dont Mosaïque Fm et African Manager, Fadhel Abdelkefi aurait demandé au Chef du gouvernement de l'épargner de son poste à la tête du ministère des Finances, afin d'éviter la situation de conflit d’intérêt à la suite de cette affaire dans laquelle il avait été jugé en première instance et par contumace. L’affaire a, en effet, été introduite par la Douane qui est un département dont le ministère des Finance a la tutelle directe. Il préfère, ainsi, ne pas se présenter devant le juge en qualité de ministre ce qui élimine toute possibilité de conflit d’intérêts.

Pour le moment, aucune réaction de la part de la présidence du gouvernement n'a été manifestée.

Rappelons qu'Abdelkefi a annoncé, au cours de sa conférence de presse, qu’il ne lâcherait pas son poste alors que son département est en pleine préparation du budget 2018.

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