Plusieurs personnalités signent une pétition demandant une protection pour la députée Leila Chettaoui

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Facebook/Leila Chettaoui
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Plusieurs personnalités ont demandé dans une pétition adressée au chef du gouvernement Youssef Chahed et au ministre de l'Intérieur Hédi Majdoub, une protection policière à la députée Leila Chettaoui.

Dans une déclaration accordée à la radio Mosaïque Fm, Mounir Charfi, ancien secrétaire général de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme et à l'origine de cette pétition explique: "Leila Chettaoui est entrain de faire un travail très important et ce travail peut lui créé des problèmes. Elle a déjà subi des pressions (...)" raconte-t-il.

"Elle cherche des secrets et tout le monde sait qui a fait voyager des terroristes (tunisiens) vers la Syrie et d'autres pays, mais il y a une forme de tabou à le dire ou du moins une peur de le dire, car il y a une peur de réaction ou de vengeance" ajoute-t-il.

Selon Mounir Charfi, "il y a eu des expériences comme celles du martyr Chokri Belaïd ou le martyr Mohamed Brahmi, qui ont pointé du doigt les milieux islamistes et intégristes et il leur est arrivé ce que l'on sait".

"Nous ne voulons pas repasser par de tels épisodes, et nous voulons que cette dame qui a montré sa détermination et son courage ne soit pas menacée par de tels dangers" conclut-il.

rgr

Le texte de la pétition mis en ligne par Mounir Charfi

En moins de 24 heures, le texte a reçu la signature de plus d'une vingtaine de personnalités à l'instar de l'universitaire Nihel Ben Ammar, du philosophe et islamologue Youssef Seddik ou encore des universitaires Olfa Youssef et Raja Ben Slama.

À la tête de la commission d'enquête parlementaire sur "les filières de recrutement" de Tunisiens au profit d'organisations jihadistes, Leïla Chettaoui a été limogée de celle-ci en mai dernier avant de reprendre sa place.

Cette commission a pour but de déterminer "l'implication" d'organisations, d'Etats ou d'associations caritatives dans l'embrigadement et l'envoi de citoyens tunisiens en Irak, Syrie et Libye.

Mise sous pression, notamment pour ses demandes d'enquêtes sur le financement des associations mais également sur le rôle joué par Syphax Airlines -entreprise du député d'Ennahdha Mohamed Frikha- elle s'est récemment rendue en Syrie à la rencontre de Bachar Al Assad pour recueillir certaines informations sur ces filières.

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