Cessation de parution de La Tribune: les associés Ameyar introduisent une requête auprès du juge des référés

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TRIBUNE
APS
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Les associés Ameyar, dans la SARL Omnium Maghreb Presse, éditrice du journal La Tribune, qui a cessé de paraitre depuis jeudi dernier, ont introduit une "intervention volontaire auprès du juge des référés" pour s'opposer à la liquidation de l'entreprise, a déclaré mercredi à Alger la veuve de Kheireddine Ameyar, lors d'une conférence de presse animée au siège du Syndicat national des journalistes (SNJ) pour faire le point sur la situation de l'entreprise.

"Nous avons introduit ce mercredi une intervention volontaire auprès du juge des référés (...) pour dire que notre avis est primordial et s'opposer à la liquidation de l'entreprise", a-t-elle expliqué, dénonçant "la facilité" et "la brutalité" avec lesquelles a été décidée la fermeture du journal et la mise en chômage de son personnel.

Accompagnée de l'avocat des associés, Taous Ameyar a estimé "qu'on ne demande jamais la dissolution d'une entreprise devant un juge de référés et que les associés minoritaires n'ont pas le droit de liquider l'entreprise puisqu'il n'y a pas eu une décision de la justice", s'interrogeant sur les motivations de la cessation de parution du titre, qui "n'a pas été prise ni par l'Assemblée générale de la SARL ni par son gérant".

S'adressant au personnel du journal présent sur les lieux, la conférencière a assuré que "des solutions peuvent être envisagées" pour faire face notamment à la situation de surendettement dans laquelle s'est retrouvée l'entreprise.

De son côté, le SNJ "va engager une action en référé, à travers son avocat, pour défendre les droits sociaux des salariés", a indiqué son secrétaire général, Kamel Amarni.

La Tribune a cessé de paraître depuis jeudi dernier suite à la décision de deux actionnaires, Djamel Djerad et Cherif Tifaoui, d’introduire en référé une demande auprès de la justice pour la cessation des activités de la SARL.

M. Tifaoui avait estimé qu'il était "impossible" pour le journal de continuer à paraitre, au vu de la situation financière de la SARL, qui est, selon lui, déficitaire depuis 2002, ainsi que des problèmes d'ordre statutaire.

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