Youssef Chahed aurait affirmé à Mohsen Marzouk son intention de ne pas se présenter en 2019 (VIDÉO)

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Invité de l'émission Midi Show, le secrétaire général de Machrou' Tounes Mohsen Marzouk est revenu sur plusieurs sujets d'actualités dont notamment la candidature potentielle de Youssef Chahed pour la présidentielle de 2019 mais également sur la question de l'égalité dans l'héritage.

Présidentielle 2019

"Si Youssef Chahed se présente en 2019, il sera un candidat redoutable pour tous les candidats, et vu que je ne serai pas candidat -je l'avais déjà affirmé auparavant- je serai heureux de voir ces confrontations" a affirmé Mohsen Marzouk.

"J'avais déjà déclaré dès le mois de Mars dernier que je ne serai pas candidat à la présidentielle" a-t-il rappelé affirmant cependant qu'il se pourrait qu'un autre candidat se présente sous la bannière du parti ou alors "soutenir un autre candidat".

Youssef Chahed est-il cet autre candidat? "Je ne sais pas. Quand je l'ai rencontré la dernière fois, il m'a affirmé qu'il ne se présentera pas. Il m'a dit qu'il était encore jeune pour se présenter à la présidentielle (...) c'est ce qu'il m'a dit" a affirmé Mohsen Marzouk.

Égalité dans l'héritage

Revenant sur la question de l'égalité dans l'héritage et de la division qui tend à être créée, il affirme que "ce genre de dialogue se passe dans le monde entier. Regardez les États-Unis sur la question de l'avortement (...) Je pense qu'à la fin l'esprit constitutionnel sera respecté sans qu'il n'y ai confrontation avec nos croyances religieuses".

À ceux qui affirment que ce n'est pas le moment Mohsen Marzouk rétorque: "À l'occasion du 13 août qui représente la fête de la femme et l'anniversaire du Code du Statut Personnel, je ne vois pas d'autres sujets sur lesquels il (Béji Caid Essebsi) aurait pu parler. Et en 2011, quand on a fait la révolution, la démocratie c'était le moment? À l'époque beaucoup de gens disaient que ce n'était pas le moment tout comme maintenant beaucoup disent que ce n'est pas le moment pour parler des questions de libertés".

Interrogé sur la position du parti Ennahdha dont le vice-président Abdelfatah Mourou a exposé l'idée, il indique qu'il "y a des choses positives" dans le discours de Mourou dont notamment le fait qu'il accepte l'annulation de la circulaire de 1973. "C'est déjà pas mal, il accepte une chose sur les deux proposées" commente Marzouk avant d'ajouter "mais je ne peux m'empêcher de penser à son célèbre dialogue avec Wajdi Ghanim".

Lutte contre la corruption

Questionné sur la lutte contre la corruption que mène le chef du gouvernement, Mohsen Marzouk affirme lui donne un conseil: "si tu comptes mener une guerre implacable et neutre contre la corruption, retires-toi, prend tes distances avec ce parti qui ne t'aide pas dans cette lutte" l'appelle-t-il rappelant Machrou' Tounes a "demandé à ce que le gouvernement soit composé de compétences indépendantes, non partisanes" pour pouvoir affronter la guerre contre la corruption d'une façon plus tranquille et sans obstacles.

"Nous sommes prêts à aider le chef du gouvernements sur des politiques spécifiques. Nous ne sommes pas avec ou contre le chef du gouvernement! Nous sommes avec ou contre des politiques spécifiques" a rappelé Mohsen Marzouk.

Si il estime qu'elle a bien été menée dans sa première phase, la guerre contre la corruption "n'a pas encore touché les politiques. Elle n'est pas rentré dans les centres de décisions politiques" déplore-t-il soutenant que "cette mafia n'est pas seulement économique, elle a aussi un appui politique".

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