Suite au soutien de l'Office de l'Ifta aux propositions de Béji Caid Essbesi: Le syndicat des imams appelle le mufti de la République "à changer sa position" ou "à démissionner"

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Les réactions s'enchainent après l'appelle du président de la République Béji Caid Essebsi à l'égalité dans l'héritage et à l'annulation de la circulaire interdisant le mariage avec un non-musulman.

Après l'appui implicite obtenu par l'Office de l'Ifta, c'est ce dernier qui est aujourd'hui attaqué de toute part. Après l'adjoint de l'Imam de la mosquée d'Al Azhar en Égypte, c'est au tour du syndicat des imams tunisiens de s'attaquer au soutien affiché par le mufti de la République et par l'Office de l'Ifta aux propositions du président de la République.

En effet, dans une déclaration accordée à la radio Shems Fm, le secrétaire-général du syndicat Fadhel Achour a appelé "l'Office de l'Ifta à changer sa position rapidement" ou il sera demandé "au mufti de présenter sa démission".

"Nous considérons ce communiqué comme une campagne électorale avant l'heure présentant un avis personnel", celui du mufti a-t-il conclu.

Dans un communiqué publié lundi sur sa page Facebook, l'office de l'Ifta de la République tunisienne a tenu a féliciter la femme tunisienne et a appuyer sans les nommer les proposition faites par Béji Caid Essebsi lors de la fête de la femme.

En marge de la fête du 13 août, le président de la République avait en effet appelé à mettre en place une loi instaurant l'égalité dans l'héritage et l'annulation de la circulaire de 1973 qui interdit à une femme tunisienne de se marier à un non-musulman.

Son appel a suscité de nombreuses réactions entre soutien et indignation.

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