L'UPL annonce l'attaque de ses bureaux par des inconnus, le ministère de l'Intérieur évoque une saisie

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SLIM RIAHI
Nicolas Fauqué via Getty Images
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"Je ne vous cache plus mon inquiétude … je ne suis pas en sécurité!" C'est ce qu'a déclaré le président de l'Union Patriotique Libre (UPL), Slim Riahi, ce mardi 15 août dans un post publié sur sa page Facebook. Il a annoncé qu'un groupe d’inconnus a envahi ses bureaux et empêché ses employés d'y accéder.

L'information a été, par ailleurs, relatée par la porte-parole du parti, Samira Chaouachi, sur les ondes de Mosaïque FM.

Elle a précisé que des personnes ayant refusé de dévoiler leur identité ont envahi le siège de l'UPL. "Ces inconnus se sont enfermés dans les bureaux de l'UPL après avoir fait irruption dans l'établissement et renvoyé tous les fonctionnaires par la force" a-t-elle noté. "Jusqu’à cet instant nous ne savons pas ce qui se passe à l’intérieur du local. Nous avons contacté le chargé de communication auprès du ministère de l’Intérieur qui a nié avoir commandité cette intervention" a-t-elle ajouté en lançant un cri de détresse aux autorités.

De son côté, l’avocat de Slim Riahi, Taïeb Bessadok a partagé une vidéo dans laquelle il revient sur cette "perquisition", jugée "illégale". "Ces individus ont enfreint la loi et ils cherchent à nuire à Slim Riahi! Ils peuvent déposer ce que bon leur semble dans ses bureaux pour l’accuser d’avoir commis une nouvelle infraction. C’est du harcèlement!" a-t-il annoncé en soulignant qu'ils ont contacté la chambre des opérations au ministère de l‘Intérieur qui a indiqué n’avoir aucun lien avec cette opération.

Contacté par Mosaïque Fm, le chargé de l'information au ministère de l'Intérieur, Yasser Mosbah a démenti le fait d'avoir reçu un appel de la part de l'UPL concernant une éventuelle "attaque" du bureau de l'UPL par des inconnus. Il a expliqué qu'il s'agit, plutôt, de l'application d'une saisie sans donner de détails.

Le feuilleton Slim Riahi se poursuit donc. La semaine dernière le ministère public a émis des avis de recherche contre lui pour émission de chèques sans provision. Selon le porte parole du ministère public Sofien Sliti, Slim Riahi a été condamné par contumace à des peines de prison ferme pour émission de chèque sans provision avec exécution immédiate.

Le 28 juin dernier, le juge d'instruction du pôle judiciaire économique et financier a ordonné le gel des avoirs du président de l'Union Patriotique Libre et du Club Africain Slim Riahi.

Ce gel englobe ses actions en bourse, ses comptes bancaires et des biens immobiliers, a précisé la même source.

Cette décision intervient suite à des éléments nouveaux concernant un procès en cours au pôle judiciaire économique et financier sur des soupçons de corruption et de blanchiment d'argent.

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