Slim Riahi a été expulsé de ses bureaux par la force publique pour ne pas avoir respecté l'expiration du bail selon Sofiene Selliti

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SLIM RIAHI
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis Sofiene Selliti a affirmé que les forces de l'ordre n'ont fait qu'exécuter une décision de justice en référé astreignant l'homme d'affaires, président de l'Union patriotique libre Slim Riahi à quitter les trois appartements étant donné la fin du contrat de location.

Il a tenu à préciser que Slim Riahi a été informé de trois décisions de justice rendues en référé lui ordonnant de libérer les appartements qu'il détient en location.

Selliti a ajouté que les forces de sécurité ont vainement tenté d'exécuter les décisions de saisie, ce qui explique le recours après un délai de 24 heures, à l'utilisation de la force publique.

Une source du ministère de l'Intérieur avait déclaré à la TAP qu'une brigade policière s’est déplacée, mardi, aux berges du lac de Tunis où se trouve le bureau de Slim Riahi, pour "exécuter une décision de saisie".

Selon Taieb Bessadok, avocat de Slim Riahi, "ce qui s’est passé ce matin n’est pas une exécution décision". "La question n’est pas encore claire", a-t-il estimé.

"Je ne vous cache plus mon inquiétude … je ne suis pas en sécurité!" C'est ce qu'a déclaré le président de l'Union Patriotique Libre (UPL), Slim Riahi, ce mardi 15 août dans un post publié sur sa page Facebook après avoir annoncé qu'un groupe d’inconnus a envahi ses bureaux et empêché ses employés d'y accéder.



Rappelons que le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, lundi, le report de l’audience relative à l’affaire de paiement des chèques contre Slim Riahi, président du parti de l’UPL, au 25 septembre prochain. Le Tribunal a, également, décidé le maintien de Slim Riahi en liberté.

Le 4 août dernier, le ministère public près le Tribunal de première instance a émis des avis de recherche contre Slim Riahi pour émission de chèques sans provision.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, le 5 août, porte-parole du Tribunal de première instance, Sofiene Selliti, a expliqué que Slim Riahi a été condamné par contumace à des peines de prison ferme pour émission de chèque sans provision avec exécution immédiate.

Le 28 juin dernier, le juge d'instruction du pôle judiciaire économique et financier a ordonné le gel des avoirs de Slim Riahi pour suspicion de blanchiment d’argent.

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