Fadhel Abdelkefi revient sur la rumeur de son arrestation pour tentative de trafic de devises

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FADHEL ABDELKEFI
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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L'actuel ministre de l'Investissement, du développement et de la coopération internationale et ministre des Finances par intérim, Fadhel Abddelkefi, avait-il été pris à l’aéroport en flagrant délit en sa possession une importante somme de devises qu’il tentait de faire passer à l’étranger? Une rumeur qui agite les réseaux sociaux depuis quelques jours.

Interrogé lors d'une conférence de presse tenue ce mardi 15 août à Tunis, Abdelkefi a catégoriquement nié cette information et a noté que les informations autour de son arrestation sont infondées.

Il a, par ailleurs, nié toute implication dans des affaires de corruption en manifestant son intention d'éviter tout reproche éventuel de conflit d'intérêt avec l'État. Il a noté qu’il ne quittera pas son poste tant que le budget de l’État pour l’exercice 2018 est en cours de préparation.

Le ministre a, toutefois, fait appel, le 10 août courant, du verdict émis par la justice à son encontre en 2014 et qui le condamnait à la prison et à payer 1.8 million de dinars. Le ministre avait été condamné par contumace dans le cadre d'un procès intenté par la Douane Tunisienne à cause de transfert d'argent suspect, rapporte mosaïque Fm.

Cette information a refait surface après la publication par le journal Achourouk dans son édition du mardi 15 août 2017 d'un article annonçant le fait qu'unepeine de prison vient d’être prononcée par contumace à l’encontre d'Abdelkefi.

Le journal précise qu'il a été également condamné à une amende de 1,8 million de dinars et ce dans le cadre d’une affaire intentée à son encontre par la douane tunisienne en 2013.

Achourouk a révélé que la société de Fadhel Abdelkefi à savoir Tunisie Valeurs avait ouvert une filiale au Maroc. Afin de pouvoir exporter des sommes d’argent en devise vers le Maroc, la société en question a vendu des sites électroniques et des logiciels de programmation d’une valeur de 1,5 millions de Dirhams marocains soit 250 mille dinars tunisiens. Toutefois, la somme restante ne serait pas retournée vers le pays conformément à la loi de change indique le journal.

Le même journal a affirmé que la somme restante avait été utilisée pour l’augmentation du capital de la nouvelle filiale de la société au Maroc à travers l’intégration des dettes commerciales.

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