Hirak: Aucune violation de la liberté de presse n'a été commise à Al Hoceima, selon le ministère de la Communication

Publication: Mis à jour:
AL HOCEIMA
Des policiers arrêtent des manifestants durant une manifestation contre la corruption à Al Hoceima, le 20 juillet 2017. | Youssef Boudlal / Reuters
Imprimer

HIRAK - Aucune violation de la liberté de presse en lien avec la couverture médiatique des manifestations d’Al Hoceima n’a été commise, selon le ministère de la Culture et de la Communication, qui a démenti dimanche 13 août dans un communiqué les allégations de Reporters sans frontières (RSF).

L’organisation avait publié en juillet un communiqué dénonçant "l’attitude des autorités marocaines qui entravent délibérément le travail des journalistes nationaux et étrangers qui couvrent les manifestations du Rif.”

Pour le ministère, qui souligne dans le communiqué avoir reçu avec un "grand étonnement" ces déclarations, les allégations d’RSF sont “infondées et manquent de crédibilité et de preuves”. Selon le communiqué, “les envoyés des différents médias nationaux, ainsi que les correspondants de la presse étrangère accréditée au Maroc, exercent sur l’ensemble du territoire national en toute liberté et dans des conditions normales, conformément aux dispositions et règlements juridiques régissant et encadrant le métier du journalisme au Maroc.”

Par ailleurs, "89 correspondants de la presse étrangère ont été accrédités au Maroc et disposent de toutes les autorisations qui leur ont été délivrées par le ministère, afin de leur permettre de mener à bien leurs missions dans l'ensemble du pays", indique le communiqué du ministère.

Une seule arrestation

Alors qu’RSF avait dénoncé dans son communiqué plusieurs arrestations, notamment celle du directeur du site d’information Badil.info, Hamid El Mahdaoui, et sept autres journalistes-citoyens et collaborateurs de médias, le ministère quant à lui affirme qu’il n’y a eu aucune arrestation ou poursuite présumées de journalistes à l’exception d’un seul, Hamid El Mahdaoui, détenteur d'une carte de presse professionnelle qui a été poursuivi pour "incitation d'individus à commettre des délits et appel à participer à une manifestation interdite.”

Le ministère rappelle à cet égard les nombreux reportages, bulletins d’informations et rapports publiés sur la situation d’Al Hoceima qui, selon le communiqué, “est restée normale en dépit de la présence et de la récurrence de certaines scènes de manifestations”.

Le ministère reproche également à RSF d’avoir recours à “des définitions et descriptions étrangères au statut du journaliste, et qui ne figurent dans les lois d’aucun autre pays au monde”. Selon le communiqué, l’organisation "ne fait pas preuve d’objectivité et d’intégrité" dans ses rapports sur le Maroc, et ne reconnaît pas “le climat de liberté, d’ouverture, de pluralisme et de diversité que connait le champ médiatique dans le Royaume.”

LIRE AUSSI: