Présidentielle au Kenya: 2 morts dans des accrochages entre manifestants et police

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Présidentielle au Kenya: 2 morts dans des accrochages entre manifestants et police | Thomas Mukoya / Reuters
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INTERNATIONAL - Deux personnes ont été tuées par balles, dans la nuit de vendredi à samedi à Kisumu et Siaya (ouest du Kenya), dans des affrontements avec la police, qui ont été déclenchés par des manifestants juste après la proclamation de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, a-t-on indiqué de sources policière et hospitalière.

A Kisumu, "nous avons une personne tuée et quatre autres admises à l'hôpital avec des blessures par balle", a déclaré le Dr Ojwang Lusi, responsable de la santé pour le comté, cité par des médias.

Scènes de liesse et actes de violence

A Siaya, un haut responsable de la police a confirmé la mort d'une personne, précisant que "nous n'avons pas réussi à récupérer le corps de ce chauffeur de taxi-moto à cause de la résistance des manifestants" sur place.

Des scènes de liesse ont été déclenchées par les sympathisants du Parti Jubilee, le parti présidentiel, dans différentes régions du pays après la proclamation des résultats, alors que des manifestations et des actes de violence ont été enregistrés dans certains bidonvilles à Nairobi et dans d'autres bastions de l’opposition, notamment dans les comtés de Kisumu, Siaya et Migori.

Le président sortant Uhuru Kenyatta a été réélu pour un second mandat de cinq ans par 54,27% des voix, contre 44,74% pour son principal rival l’ancien Premier ministre, Raila Odinga.

Accusation de fraude électorale

L’opposition avait dénoncé une "fraude électorale" massive et rejeté les résultats, qui selon elle, étaient "truqués" par des "pirates" informatiques.

Les leaders de la NASA, la National Super Alliance, coalition de partis d'opposition qui n’ont pas assisté à la proclamation des résultats, ont également qualifié de "mascarade" la proclamation du vainqueur de la présidentielle de mardi, soulignant que le recours à la justice pour contester les résultats de cette élection "n’est pas une alternative".

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