En dépit de la décision de fermeture de deux actionnaires, le collectif de la Tribune décide de sortir le journal

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JOURNAL LA TRIBUNE
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La Tribune continuera à paraître. C'est la décision prise par le collectif du journal en ce début d'après-midi. Faisant fi de la décision de fermeture prise le matin-même par deux des actionnaire du quotidien, le collectif a décidé de continuer à fabriquer cette publication.

"Un journal n'est pas un local commercial que l'on ferme dès que les héritiers n'arrivent pas à s'entendre. Un journal c'est d'abord une propriété intellectuelle de ceux qui l'ont fait et ceux qui continuent à le faire depuis son lancement en 1994", affirment le collectif de la Tribune.

Le moment de panique passé et après moult concertations, le collectif décide donc de sortir le journal envers et contre tous mettant les autorités et les propriétaires face à leurs responsabilités.

"Il est inadmissible qu'un journal soit fermé pour des soucis administratifs combien même ces derniers soient réels et complexes", affirment-ils.

Dans un communiqué signé par le collectif du quotidien, ces derniers soulignent que "si les règles économiques prévoient effectivement cette solution extrême pour toute entreprise en difficulté, on ne peut cependant considérer un journal comme n’importe quel autre produit commercial, sans dénigrer la valeur des autres entreprises ou produits."

Aussi le collectif de la Tribune refuse "une telle mise à mort du journal et appelle tous les responsables, à tous les niveaux et ayant la moindre once de pouvoir décisionnel, à réagir pour trouver une ou des solution(s) - un échéancier pour le paiement des dettes par exemple- qui permettraient au journal de continuer à jouer son rôle de média et de vecteur d’information. En attendant ces solutions, le collectif a décidé de poursuivre son travail et de maintenir, tant qu’il pourra, la Tribune en vie."

MM. Cherif Tifaoui et Djamel Djerrad avaient pris la décision d'arrêter la parution du journal le matin-même après avoir échoué à trouver une solution aux "tracasseries" administratives dans lesquelles se débat le journal depuis le décès de son directeur de la publication M. Hassan Bachir Cherif.

Une décision qui avait anéanti le collectif avant qu'ils ne se ressaisissent et ne décident de continuer à fabriquer le journal.

Selon les juristes, la fermeture du journal ne peut se faire sans une réunion du conseil de l'administration et à laquelle prendront part tous les propriétaires. Seuls ces derniers peuvent décider à la majorité de la fermeture du journal.

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