L'homme arrêté près de la Tour Eiffel avec un couteau admis en hôpital psychiatrique

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EIFFEL TOWER
French police patrol near the Eiffel tower as part of security measures in Paris, France, July 13, 2017. REUTERS/Pascal Rossignol | Pascal Rossignol / Reuters
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FRANCE - L’homme arrêté, samedi dernier, à Paris par la police française pour avoir tenté de forcer l’un des contrôles de sécurité de la Tour Eiffel muni d'une arme blanche, a été réadmis en hôpital psychiatrique et sa garde à vue a été levée lundi soir, a indiqué mardi le parquet.

"L'expert psychiatre (...) a conclu à l'abolition du discernement, la garde à vue a été levée hier soir" et le suspect a été "pris en charge par l'établissement où il était précédemment hospitalisé dans le cadre de l'hospitalisation d'office initiale", a précisé la même source.

Condamné pour apologie du terrorisme

Ce Français de 18 ans né en Mauritanie avait été condamné en décembre dernier à quatre mois de prison avec sursis pour apologie du terrorisme. Il est interné depuis plusieurs mois dans un établissement psychiatrique et bénéficiait d’une permission de sortie au moment où il allait commettre son forfait. Selon l'AFP "le suspect avait brandi un couteau en criant 'Allah Akbar', avant de se laisser interpeller sans opposer de résistance".

L’homme a révélé aux enquêteurs qu’il avait l’intention de commettre un attentat contre un militaire et qu’il était en relation avec un membre de Daech qui l’aurait incité à passer à l’acte.

Le père de ce dernier a de son côté déclaré à la chaîne d'information française BFMTV que quand son fils est en colère "il voit un homme masqué qui le pousse et qui le conduit à faire des choses (...) jusqu'à ce qu'il y ait ce contexte djihadiste et là à chaque fois qu'il est en colère il ne voit plus d'homme masqué, il crie 'Allah Akbar'".

Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte, dimanche, sur l’individu par la section antiterroriste du parquet de Paris pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes" et "tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

L'enquête visera notamment à ce "qu'une nouvelle expertise soit ordonnée, pour confirmer ou infirmer les premières conclusions de l'expert", a précisé le parquet.

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