Pour le président de la commission fiscale de l'UTICA, il faut réformer la caisse de compensations

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Pour le président de la commission fiscale de l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA) Taoufik Laribi, il est urgent de revoir le principe de la caisse de compensations.

Dans une déclaration accordée à la radio Mosaïque Fm, il a indiqué que depuis plus de 30 ans la question de la caisse de compensations et notamment de la subvention du pain était taboue: "depuis la révolte du pain (1984), ce sujet fait peur à tous les gouvernement et aucun n'a eu le courage de poser le problème sur la table et n'a essayé de lui trouver une solution en toute objectivité".

"Aujourd'hui la baguette coûte 190 millimes. Qu'est ce qui empêche d'en fixer le prix à 200 millimes?" s'est-il interrogé.

"Nous ne demandons pas à ce qu'on enlève les subventions, mais il faut les réétudier, les rationaliser. (...) Les entreprises publiques perdent de l'argent et nous, nous leur donnons leur budget, jusqu'à quand?" s'est-il également questionné.

Pour Taoufik Laribi, tout cet argent pourrait servir à d'autres investissements.

Selon une étude de l'Institut tunisien des Etudes Stratégiques (ITES)
publiée en mai dernier, les subventions profiteraient plus aux riches qu'aux pauvres. Selon celui-ci, les ménages pauvres, qui représentent 15,5% de la population tunisienne, ne reçoivent que 12,2% des subventions.

Le budget de la Caisse générale de compensation a augmenté de 2,3% entre 2010 et 2017 (de 730 millions de dinars à 1605 millions de dinars), ce qui témoigne de l’incapacité de l’État à gérer les fonds de la subvention avait noté l'ITES.

Pire encore, le budget de la Caisse générale de compensation représente 1,7% du PIB, 5% du budget de l’État et 26% des dépenses en investissement selon l'Institut.

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