Des airs de "Dabke" palestinienne de 47 soul et de Sayed Darwish avec Hamza Namira, ça promet ce soir à Hammamet!

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Le public du Festival international de Hammamet voyagera musicalement ce soir, le 8 août, au Moyen-Orient, plus précisément en Palestine avec le groupe 47 soul et en Égypte avec le chanteur Hamza Namira.

47 soul

La musique de 47 soul est une fusion originale entre la musique et les pas de danse de la "Dabke" palestinienne, avec la musique électronique sous les rythmes de le guitare et des percussions de la "tabla". Le mixage est aussi linguistique avec des chants tantôt en arabe et tantôt en anglais.

Un mélange qui reflète la diversité de la diaspora palestinienne, à l'image du groupe, éparpillée partout dans le monde mais unie par l'amour du patrimoine musical palestinien. 47 soul est une volonté de raviver ce patrimoine tout en le teintant par la réalité de la jeunesse palestinienne, ouverte aux musiques du monde. (vidéos ci-dessous)

Le groupe rencontre un succès énorme, depuis leur premier album "Intro to Shamstep"en 2015, avec des concerts partout dans le monde: Australie, Nouvelle-Zélande, festival de musique du monde d'Oslo, Paris, Royaume-Uni, etc. 47 soul attire l'attention des médias internationaux qui leur consacrent des couvertures comme The Independent ou The Guardian. Pour BBC Word, "47 soul a traversé un pont de l'Est vers l'Ouest". "Il est rare que vous trouviez un groupe doté d'un son et d'une ambiance aussi uniques", le qualifie MTV.

Hamza Namira

Hamza Namira est un chanteur-compositeur égyptien. Artiste polyvalent et engagé, Hamza Namira est qualifié de "nouveau Sayed Darwish". Il est souvent comparé à Mohamed Mounir et Ahmed Mounib.

Son style juxtapose la musique traditionnelle et folklorique égyptienne, le rock, le jazz et la musique latine avec des paroles qui dessinent des problèmes sociaux et humanitaires. (vidéos ci-dessous)

En 2007, Namira a signé avec Awakening Records; le label britannique et a sorti son premier album "Ehlam Ma'aya" (Rêve avec moi) en 2008. L'album a connu un grand succès auprès de nombreux étudiants. Censuré, ce n'est qu'après la chute de Hosni Moubarak qu'il s'est fait connaitre du grand public.

Namira a participé aux manifestations de 2011 à la place Tahrir et a été l'une des figures de la jeunesse égyptienne très actives à l'époque. Ses chansons patriotiques "Insan" et El-Midan" ont été les hymnes des manifestations à l'époque. Ses paroles "lève la tête parce que tu es égyptien" ont été massivement fredonnées par la foule.

En novembre 2014, ses chansons ont été interdites par la radio d'État égyptienne, contrôlée par des militaires à cause de ses critiques envers les autorités.

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