Longtemps perçue comme un sport d'élite, la voile se popularise en Tunisie

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SAILING SPORT
Boats sail off from Marseille's harbour, France, July 6, 2017. REUTERS/Jean-Paul Pelissier | Jean-Paul Pelissier / Reuters
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Batailler contre le vent et les marrées en maîtrisant l'art de tenir la barre et naviguer à flot en s'adonnant au vent qui peut être une force propulsive et parfois austère. Plus qu'un sport, c'est un art de vivre, une passion qui inculque la précision, l'habitude de relever les défis, etc.

Longtemps perçue comme un sport réservé aux élites, la voile est en train de se démocratiser en Tunisie à travers la transmission de son savoir-faire aux jeunes de différentes origines socio-économiques, entreprise chaque année, et ce depuis 2007, par la Fédération tunisienne de voile à travers une association avec la société GAT assurances et leur évènement "Opti’Challenge". "Une collaboration public-privé fructueuse", a affirmé Oussema Chebbi, secrétaire général de ladite Fédération au HuffPost Tunisie.

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En effet, depuis dix ans, ils parcourent ensemble les plages de Tunisie (La Marsa, Bizerte, Hammamet, Kélibia et Sidi Bou Said) pour y installer des activités d'animations et inciter les enfants et adolescents sur place à s'initier à la voile afin de leur faire découvrir une activité sportive en pleine nature.

L’initiation aux différentes techniques de navigation est assurée par des skippers avec d'abord une partie théorique puis une mise en pratique sur l'eau dans un Optimist, un petit voilier solitaire. Les plus doués auront droit à une course et gagneront des prix.

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"D'abord simple atelier d’apprentissage, 'Opti’Challenge' est devenu une école. Beaucoup de ces jeunes continuent à pratiquer la voile et on a même des champions parmi eux", se félicite le représentant de la Fédération tunisienne de voile.

Et d'ajouter: "Nos paramètres pour évaluer l'évolution de ce sport est le nombre de licences accordées aux clubs et le nombre de personnes qui y sont inscrites. On note une augmentation notable concernant ces deux niveaux malgré les difficultés rencontrées".

En effet, Oussema Chebbi regrette les paperasses administratives pour l'obtention d'une autorisation d'activité sur une plage pour les clubs ainsi que le coût élevé du matériels nécessaires pour cette activités.

"Malgré les modestes moyens nous gagnons notre pari en réussissant à véhiculer l'amour de ce sport nautique auprès des plus jeunes notamment", a-t-il conclu optimiste.

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