Pour le secrétaire général adjoint de l'UGTT, il n'y a pas de guerre en Syrie mais une guerre contre la Syrie

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BOUALI MBARKI BACHAR AL ASSAD UGTT
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La Syrie est victime d'une guerre orchestrée financièrement par des pays arabes et militairement par des pays occidentaux, c'est en gros ce qu'il ressort de l'interview du secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé de l’administration et des finances, Bouali Mbarki, sur les ondes de Shems FM mercredi.

Mbarki qui était de retour d'une mission de l'UGTT en Syrie visant à rétablir les relations tuniso-syrienne, a déclaré que la destruction de la Syrie est clairement une manœuvre organisée dans le but de réduire à néant le dernier bouclier protégeant le monde arabe, a-t-il estimé

"Contrairement à ce qui circule dans la presse, la situation à Damas et ses banlieues est toute à fait normale, l'industrie y est également bien fonctionnelle" a-t-il déclaré.

Le chef de la délégation a également affirmé que selon le président Bachar Al Assad, la dégradation de la situation en Syrie est la responsabilité des pays du Golfe, principalement le Qatar, précisant que le président avait de très bonnes relations avec ce dernier avant et même après le début de la crise.

Mbarki a par ailleurs à maintes reprises cité Bachar Al Assad qui avait, selon lui, admis sa part de responsabilité dans la détérioration de la situation du pays attribuant cela à un problème d'ouverture politique.

Selon Mbarki, le rétablissement des relations tuniso-syriennes est primordial ajoutant que le retour des djihadistes tunisiens en Syrie ne pourra se faire correctement sans une communication entre les deux pays et dans une coopération sécuritaire totale.

Il est également revenu sur la situation des quelques 3000 résidents tunisiens en Syrie qui ne sont plus en mesure de quitter le pays faute d'ambassade tunisienne en Syrie pour le renouvellement de leurs passeports.

Nous soutenons l'État Syrien et son armée ainsi que tous ceux qui nous soutiennent y compris le gouvernement syrien actuel" a-t-il conclu, en confirmant que les relations tuniso-syriennes n'ont jamais été totalement interrompues et que les décisions prises par l'ancien président tunisien Moncef Marzouki à ce sujet n'ont pas été appliquées.



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