Après la confiscation d'un drone par la police, la campagne #Sayeb_el_drone bat son plein sur les réseaux sociaux

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EFEF
Facebook/Ilyes Cherni
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À la suite des arrestations liées à la détention de drones en Tunisie, une campagne dénonçant l'interdiction de l'usage des drones à vu le jour avec le #sayeb_el_drone.

Tout a commencé par l'arrestation d'un jeune qui a mis un drone à vendre le 1er août dernier sur le web. Arrêté puis relâché par la police, son drone a été confisqué et une enquête judiciaire a été ouverte à son encontre ont indiqué plusieurs médias.

Cette énième arrestation du genre, a été le point de départ de la campagne #sayeb_el_drone qui s'intensifie sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

"Celui qui a un drône n'est pas un terroriste. C'est un artiste qui aime l'art et qui veux faire connaitre son pays...Laissez les jeunes produire...laissez les jeunes exprimer leurs talents..."

"Vous ne lâchez pas...On ne lâchera pas"

"Nous souhaitons détenir des drones mais dans un cadre légal... Vous pouvez nous faire une loi comme cela se fait à l'étranger? Pourquoi pas! Arrêtez avec vos interdits et vos dissuasions, on veut nos droits!"




Une loi désuète

La loi qui organise l'autorisation de l'usage des drones en Tunisie date du 06 avril 1995, soit bien avant l'émergence des drones, et pose réellement problème aujourd'hui en Tunisie.

En effet, selon celle-ci, pour faire voler un drone il faut une autorisation. Or l'autorisation d'usage d'un drone passe par 4 ministères: Le ministère de la Défense nationale, le ministère de l'Intérieur, le ministère de l'Équipement et de l'Habitat et enfin le ministère du Transport.

Enfin, il faut y rajouter une homologation du Centre d’études et de Recherche des Télécommunication, si jamais celui-ci est importé.

Par ailleurs, la demande d'autorisation doit comporter: Une demande mentionnant la nature de l’activité, un imprimé de permis de prises de vues aériennes conforme à l’activité demandée, le moyen de transport aérien, l’identité de l’équipage de l’aéronef et des opérateurs, la période et le programme de la mission, les spécifications techniques du matériel utilisé et la limitation sur un plan de la portion du territoire qui serait photographiée.

Une fois cette démarche -loin d'être spécifique aux drones- entreprise, une autorisation peut être accordée pour un mois et les étapes suivantes doivent être supervisées par le ministère de la Défense nationale.

Autant dire, un parcours du combattant.

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