Tunisie: Un don britannique de 4,5 millions de livres sterling au profit de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption

Publication: Mis à jour:
RGR
twitter/UK in tunisia
Imprimer

La Grande-Bretagne a accordé jeudi un don de 4,5 millions de livres sterling soit près de 15 millions de dinars à la République tunisienne afin de l'encourager dans la lutte contre la corruption et favoriser la bonne gouvernance.

Selon le mémorandum d'entente, cette somme est destinée à renforcer les capacités et la structure de l'Instance Supérieure De Contrôle Administratif Et Financier afin qu'elle soit conforme aux standards internationaux.

D'après le secrétaire d'État britannique au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord, Alistair Burt cela permettra au monde de refaire confiance à la Tunisie en matière d'investissements.

"Un travail acharné"

Par ailleurs, la Grande-Bretagne a salué jeudi le "travail acharné" de la Tunisie en matière de sécurité, qui a permis d'assouplir récemment les recommandations aux touristes britanniques souhaitant se rendre dans ce pays.

Les conseils aux voyageurs ont été modifiés "grâce au travail patient et acharné du gouvernement et des services de sécurité tunisiens pour répondre aux besoins de ceux qui se rendent dans ce pays, pour tourisme ou pour toute autre raison", a déclaré lors d'une visite à Tunis le secrétaire d'État britannique au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord, Alistair Burt.

"Beaucoup d'efforts ont été faits en termes de sécurité aérienne et maritime et de réaction aux attaques terroristes", a ajouté M. Burt au cours d'une conférence de presse.

En 2015, trois attentats majeurs revendiqués par le groupe extrémiste Etat islamique (EI) ont frappé la Tunisie. Le gouvernement britannique avait recommandé à ses ressortissants de quitter le pays après l'attaque de Port El Kantaoui, le 26 juin 2015, qui avait coûté la vie à 38 touristes dont 30 Britanniques.

Fin juillet, Londres a assoupli ses recommandations aux touristes voyageant en Tunisie, mettant fin à sa consigne d'annuler tout voyage non essentiel à Tunis et dans les principaux sites touristiques.

Le Foreign Office continue toutefois de déconseiller les voyages dans certaines régions du pays, particulièrement à proximité des frontières avec la Libye et l'Algérie.

"Nous sommes confiants dans le fait que la Tunisie continuera de travailler avec le Royaume-Uni et d'autres pour assurer que nos citoyens ne soient pas juste en sécurité, mais aussi libres de voyager là où ils veulent, pour que le terrorisme ne l'emporte pas", a encore dit M. Burt.

"Nous savons qu'aujourd'hui il n'existe pas de situation où le risque soit totalement absent, mais nous sommes très heureux de dire à nos citoyens qu'il faut retourner à Tunis, retourner dans les stations balnéaires est quelque chose que nous aimerions qu'ils fassent", a-t-il ajouté.

Le gouvernement tunisien a à plusieurs reprises dit espérer voir levées les restrictions faites aux Britanniques pour relancer le tourisme, secteur clé de l'économie nationale durement affecté par les attentats.

Mise à jour: Il s'agit bien de 15 millions de dinars et non de 15 milliards de dinars comme écrit précédemment par erreur

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.