Kamil Antoine Leroy, espoir marocain du tennis de table à seulement 12 ans

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A seulement 12 ans, il fait partie des espoirs marocains du tennis de table | DR
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CHAMPION - Kamil Antoine Leroy, franco-marocain installé à Casablanca, va bientôt fêter ses 13 ans. Comme tous les jeunes garçons de son âge, il va à l'école. Ce que vous ne savez pas de lui, c'est qu'il est aussi une petite graine de champion: il vient de se qualifier à la première place pour représenter le Maroc aux championnats arabes au Sultanat d'Oman ce mois-ci.

Entre Kamil et le sport, l'histoire d'amour remonte à sa plus jeune enfance: le tennis à 4 ans et le football à 6 ans. "Nous avons décelé en lui de grosses aptitudes sportives", raconte au HuffPost Maroc le père du jeune garçon, Patrick Mehdi Leroy. Deux ans plus tard, à 8 ans, Kamil découvre le tennis de table en échangeant des balles sur une table du Charlton Athletic Football Club. "L'année suivante, je l'inscris au Wydad de Casablanca et il obtient son premier titre de champion du Maroc individuel", raconte le papa fièrement.

Tennis, tennis de table ou football... Kamil doit choisir. "Il choisit d'arrêter le tennis. Le dilemme, c'est qu'il est aussi bon au foot. Cette année, il a été appelé pour trois jours à l'Académie Mohammed VI de Salé où il n'a pas été retenu à cause de sa petite taille. Mais il reste un footballeur de très haut niveau (présélectionné en équipe nationale de football des U12, il fait partie des 20 meilleurs footballeurs marocains chez les U13) et il s'entraîne cinq fois par semaine. Au tennis de table, il s'entraîne trois fois par semaine", explique Patrick Mehdi.

A côté de tout cela, il y a aussi l'école: "les études restent la priorité", assure son père. "Kamil fait partie du peloton de tête de sa classe, il passe en 4e au lycée Lyautey de Casablanca à la rentrée".

Un palmarès de graine de champion

Dès ses débuts dans le tennis de table, Kamil rafle déjà des prix. En plus d'être champion du Maroc en individuel, il est aussi champion du Maroc par équipe dans la catégorie des moins de 18 ans et vainqueur de quatre tournois Open.

Trois ans après, il totalise sept titres de champion du Maroc en individuel, trois titres par équipe, deux coupes du Trône et une quarantaine de tournois chez les moins de 12 ans, moins de 15 ans et moins de 18 ans. "Mais Kamil reste surtout le premier Marocain de l'histoire du tennis de table marocain, toutes catégories confondues, à avoir gagné un tournoi Open International, à Agadir en 2016", se réjouit le papa.

Quatrième sélection en équipe nationale

En août, il participera aux championnats arabes au Sultanat d'Oman. C'est sa quatrième sélection en équipe nationale, après les championnats d'Afrique à Alger dans la catégorie de moins de 15 ans en 2016 où il a fini 16e, les championnats arabes de Hammamet où il gagne 9 de ses 11 matchs et, cette année, les championnats d'Afrique à Tunis où il termine 15e.

"A 12 ans, Kamil a les pieds sur terre et ne rêve pas. Il prend un énorme plaisir à s'entraîner et à participer à des compétitions au Maroc et à l'étranger. Son secret: le respect, l'écoute, le sérieux. C'est ce qui a développé, chez lui, un mental de compétiteur", estime son père. Et d'ajouter: "Kamil est sûrement né avec un don et je suppose qu'il doit sentir la plénitude et l'adrénaline du sportif de haut niveau".

Un espoir du tennis de table

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En 2016, une délégation qatarie a approché le père pour que Kamil intègre l'Aspire Academy, un centre d'excellence sportif à Doha. S'il est trop jeune pour quitter sa famille, son père l'accompagnera quand même sur la route du succès. "Je vais essayer de l'accompagner jusqu'au baccalauréat et là, s'il a le niveau nécessaire, que ça soit au foot ou au tennis de table, je vais l'inscrire dans une université américaine où il pourra bénéficier d'une bourse de sportif de haut niveau".

Ses sponsors mettent en avant que l'objectif de Kamil "reste une qualification aux Jeux Olympiques de 2028, il aura alors 24 ans. Mais son père l'assure, ils ne se "prennent pas trop la tête". "Nous sommes complices et comme associés dans une petite structure familiale. J'essaie de le guider, mais c'est lui qui a toujours la décision finale".

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